Présentation

Texte Libre

Mardi 9 juin 2009
Bonjour à tutti,

A l'heure où une enquête de la Tribune révèle que plus de 10% des arrêts maladies ne sont pas (totalement) justifiés, mais aussi que de plus en plus de personnes se plaignent de se sentir mal dans leur job, un petit dessin humoristique peut être une illustration un peu cynique de cette atmosphère "pesante" :


Il y a aujourd'hui une réelle impression de donner énormément à son job, sans forcément en tirer la reconnaissance ou l'épanouissement escompté... En ce sens, la recherche de la productivité maximale est, à mon sens, une cause majeure de cette tension grandissante et de ce malaise croissant des salariés. Alors oui, il y a certainement des certificats médicaux bidons... Mais on ne peut occulter, dans ces arrêts maladies, l'envie de certains salariés de "couper" un peu avec un job parfois trop stressant.. Rappelons que la France est un des pays où la consommation de psychotropes est la plus importante...

Alors je pense qu'une rélfexion de fond doit être fait sur notre modèle de travail :est il sain que nous ayons autant de jours de congés, un temps de travail hebdomadaire rglementaire aussi faible avec des exigences de résultats toujours accrues? Je ne le crois pas... Il faudra à un moment ou un autre toucher à l'un de ces paramètres pour desserrer la contrainte que porte le salarié toujours plus sur ces épaules.... Les syndicats ont beau se féliciter de l'excellente productivité des travailleurs français, ils n'ont pas compris que c'est une cause majeure des tensions sociales dans notre pays...

Essayons de faire de la vie au travail un espace plus flexible, où chaque salarié peut prendre plus ou moins de temps pour remplir ses objectifs... Un peu moins de vacances pour une vie beaucoup moins stressante? Cela me parait être un compromis + qu'acceptable, non??

A bientôt

Castor
Par Castor - Publié dans : Reflexions personnelles
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 1 juin 2009
Un petit mot sur la défaite de Nadal à Roland, contre le suédois Söderling.
Même si, in fine, j'espère que cette défaite va ouvrir à Federer la voie de la légende, je n'ai pas du tout apprécié le comportement du public vis à vis de Nadal...

Comme vous avez déjà pu le lire, je ne suis pas un fan du jeu de Nadal que je trouve bien trop fondé sur la puissance physique... Mais je suis un vrai fan de l'homme, du champion, qui a toujours fait preuve de fair play et de respect pour ses adversaires... L'image de Nadal déconfit par les larmes de Federer lors de la dernière finale australienne, ainsi que ses propos suite à sa défaite à Paris (il n'a JAMAIS cherché d'excuses, notamment physiques) sont les révélateurs d'un caractère de très grand champion, estimé et estimable...

Alors voir le public parisien prendre fait et cause pour Söderling, sans jamais (ou presque) soutenir celui qui n'avait jamais perdu un match sur la terre battue d'Auteuil, celui qui avait toujours tout donné dans ses matchs à Paris, celui qui mérite une réelle considération et estime pour ses exploits à Roland, ça m'a fait très mal pour lui... J'aurais été sur le central, j'aurais crié son nom rien que pour faire face à cette ingratitude, ce manque de politesse du public... Cette attitude de merde pose bien évidemment la question de la qualité du public dans le monde du tennis qui se dégrade d'années en années... En Coupe Davis, c'est très régulièrement le cas lors des matchs à domicile où on assiste à des spectacles ahurissants de bêtise et de méchanceté, voire d'aggressivité... Mais la dérive gagne les tournois ATP. Les débordements lors du dernier Australian Open en sont de bons exemples (bataille rangée de chaises dans l'enceinte du tournoi!!). Il serait temps de lancer une réelle campagne d'éducation sur le respect dans les enceintes de tennis. Car si la démocratisation de ce sport est un processus intéressant pour tous, il serait de bon ton de garder à l'esprit que le tennis reste un sport de gentleman où le respect du public doit rester un prérequis...

Nadal écrit l'histoire du tennis... Rien que pour cela il mérite notre respect.
Par Castor - Publié dans : Sport
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 8 avril 2009
Bonjour à toutes et tous,

Petit article sur un outil tout nouveau et tout beau appelé Easymetros!

Créé par une PME appelée Easylife conseil dont l'objectif affiché est "d'oser simplifier la vie" avec des outils innovants d'aide au quotidien, Easymetros est le premier produit créé par l'entreprise. Son objectif: simplifier les déplacements en métro et RER à Paris. J'ai personnellement toujours un boitier dans ma poche et je dois dire qu'Easymetros remplace avantageusement un plan papier.

Le principe est simple: on allume Easymetros et on se laisse guider par la voix! Tapez d'abord comme un SMS votre station de départ  et confirmez puis votre station d'arrivée et confirmez. Easymetros va alors immédiatement donner tous les détails concernant le trajet choisi : lignes à prendre, directions à suivre, nombre de stations entre chaque correspondance et temps estimé de trajet. Bien sûr, il est difficile de tout retenir lors de la première écoute donc vous pouvez réécouter et mettre en pause le message pour vous laisser le temps de vous repérer. Et pour ceux qui ne veulent pas de la voix, ils peuvent baisser le volume au maximum et ne conserver que les infos sur l'écran.

Pratique et hyper simple d'utilisation, Easymetros me permet de ne pas me prendre la tête lorsque j'ai 3 trajets possibles pour rejoindre ma destination. Et il est clair que le temps estimé de trajet est souvent très proche de la réalité!

Conclusion sur Easymetros : un super produit pour tous les publics, depuis les gens qui, comme moi, passent beaucoup de temps dans le métro et le RER, jusqu'aux touristes (Easymetros est bilingue anglais/français), aux provinciaux, aux nouveaux arrivants etc. Les seniors, les mal voyants voire les non voyants trouveront aussi certainement en Easymetros un outil d'aide à la mobilité au quotidien!

Bravo à Jérôme Adam et Florence Daumas pour cette initiative, en espérant qu'Easylife conseil pourra faire évoluer Easymetros et le décliner sur d'autres villes!

A bientôt tutti

Castor
Par Castor - Publié dans : Coup de coeur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 3 avril 2009
Bonjour à toutes et tous,

La conjoncture économique a déjà été bien meilleure. C'est un euphémisme. Mais si l'on ne parle dans les medias que des déboires des grosses sociétés côtées, des revenus des 40 premiers patrons, du chômage partiel dans l'industrie etc., on parle assez peu des difficultés des PME dans notre pays... Difficultés qui ne datent pas de la crise mais qui sont accrues avec elle...

Il est étonnant de voir à quel point notre pays est paradoxal: une grande majorité des jeunes espère devenir fonctionnaire mais le nouveau statut d'auto-entreprneur qui facilite la création de sa petite entreprise est un succès fou... Notre société déteste les patrons mais loue ses artisans et commerçants, tout comme elle trouve que ses patrons de PME sont souvent estimables...

Il peut être intéressant de comprendre le pourquoi de tels paradoxe, mais là n'est pas le but de cet article. Mon idée concerne bien plus cette incapacité française à le prise de risque et au soutien des PME innovantes. Il est effarant de voir à quels points institutions publiques, privées, associatives etc. restent souvent dans des bonnes intentions, sans réaliser qu'une entreprise ne vit pas d'amour et d'eau fraiche... Que penser quand on organise une réunion tous les 3 mois avec de gros partenaires potentiels, qui, à chaque fois, promettent d'apporter leur soutien concret au projet? Que penser d'organismes touristiques français qui considèrent que tout ce qu'elles font actuellement est largement suffisant et ne daignent même pas remercier pour l'envoi d'un échantillon? Que penser des grosses entreprises privées qui refusent une innovation sans même l'avoir vue alors qu'il n'existe à ce jour aucune alternative et aucun point de comparaison? Que penser des distributeurs qui ne sont même pas prêts à faire un test en dépôt vente sur une période de quelques mois? On le voit bien: l'innovation et la nouveauté "emmerdent" en France. Il faut dire : un produit nouveau, c'est du travail en plus, l'obligation de comprendre l'utilité et le fonctionnement du produit, la néceesité de le présenter au client... Bref, c'est chiant et ça casse la routine... Tant pis si ça peut apporter une valeur au client final, tant pis si ça peut faire gagner de l'argent, tant pis si cela peut aider une PME, tant pis si cela entretient le dynamisme de l'innovation en France... "On est trop vieux maintenant pour prendre de nouveaux produits", voilà la meilleure réplique à laquelle j'ai eu droit...

Alors oui, on peut aider les banques, on peut aider les grosses industries... Mais les réformes de fond devraient permettre de libérer au maximum les freins à l'innovation et contrer cette tendance très française à l'aversion totale au risque (et je dirais même à la nouveauté car quel est le risque pour un distributeur à prendre un produit en dépôt vente? il est nul).

J'ai hâte de voir combien des centaines de milliers d'auto-entrepreneurs auront réussi à péréniser leur activité dans les mois à venir. J'espère que ce sera le maximum mais j'ai des doutes tant les pesanteurs sont grandes dans notre pays.

Mon discours sent peut être la frustration et la déception. Oui, c'est vrai. Mais je pense que mon analyse de la situation est assez proche de la réalité et reflète une grave tendance de notre pays... Alors si je suis le premier à dire que le marché est le juge de paix d'un produit et va déterminer si un produit innovant  mérite de vivre ou de mourir, ce produit doit avoir sa chance et donc pouvoir être confronté au marché... Ce n'est malheureusement pas toujours le cas...

Je soulève le débat avec le cas Heuliez: pensez vous qu'il faille aider cette entreprise? Pour moi oui, car qui savait qu'il pouvait acheter une voiture électrique Heuliez? Pas moi en tout cas...
Autres pistes de réflexion:
- pourquoi ne pas réserver certains marchés publics à des PME?
- comment expliquer que la France soit le premier pays d'accueil de touristes en terme de nombre de visiteurs et seulement le troisième en terme de dépenses par voyageur? J'ai ma théorie mais parlons en d'abord...

A bientôt, merci de votre fidélité et désolé pour ce long silence!!

Castor



Par Castor - Publié dans : Reflexions personnelles
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 12 novembre 2008
Bonjour à toutes et tous,

Les coincidences sont parfois troublantes et assez ironiques... Je dois avouer que voir un tel article dans le Figaro du jour si peu de temps après mon article sur le livre de Pierre Cahuc fustigeant le côté défiant et incivique de la société française, ça a un côté marrant... si ce n'était point tragique.

A bientôt et surveillez vos portefeuilles :)

Castor

http://www.lefigaro.fr/conso/2008/11/11/05007-20081111ARTFIG00456-les-francais-rois-du-vol-a-l-etalage-.php

Les Français, rois du vol
à l'étalage  

La baisse des contrôles et la meilleure organisation des bandes de délinquants ont fait flamber la fauche dans les magasins.

Carton rouge ! Les Français sont devenus les rois du vol à l'étalage en Europe cette année. La démarque inconnue (avec le personnel indélicat) représente désormais 1,37% du chiffre d'affaires des commerces en France, selon une étude que s'est procurée Le Figaro. «La criminalité dans les magasins représente un impôt de 81 euros par habitant», calcule Matthieu Le Taillandier, directeur général de Checkpoint Systems, commanditaire de l'enquête.

Après cinq années de baisse consécutive jusqu'en 2007, les vols ont à nouveau augmenté : + 2,2%. Cette recrudescence n'est pas liée à la crise du pouvoir d'achat. À preuve, les articles qui disparaissent le plus ne sont pas les produits de première nécessité, mais les bouteilles de J & B et de Ricard, les tubes de rouge à lèvres, les lames de rasoir, les vêtements et les DVD.

Les distributeurs constatent une recrudescence des vols sur les nouveautés dans les jours et semaines suivant leur sortie. Les consoles et jeux Wii, ou encore les exemplaires du dernier Harry Potter se sont «arrachés». Seuls les vols de chaussures et de vêtements de sports sont en baisse, chez les distributeurs spécialisés notamment.

 

Caméras et repérage

D'où vient cette flambée ? «Certains distributeurs ont réduit leurs dépenses de sécurité pour redresser leurs marges, assure Matthieu Le Taillandier. Moins surveillés, les délinquants passent plus facilement à l'action.» Le phénomène ne devrait pas s'arrêter puisqu'une grande enseigne vient de supprimer la surveillance vidéo dans ses hypermarchés et de réduire le nombre de vigiles postés derrière les caisses. Par ailleurs, afin de booster le chiffre d'affaires de leurs rayons DVD et textile, certains distributeurs ont supprimé les systèmes antivol, qui freinaient l'achat. Du coup, ils ont attiré les chapardeurs. Pourtant, il existe des mécanismes de protection qui n'entravent pas les ventes. La Fnac déploie un nouveau système qui permet aux clients de tester en toute sécurité lecteurs MP3, appareils photos numériques, Caméscopes et GPS «Ces derniers sont reliés à un présentoir électrifié afin d'être en état de marche, assure Patrick de La Guéronnière, directeur prévention de la Fnac. Une alarme se déclenche dès que le fil est arraché.»

Autre phénomène, les bandes organisées. Pour y faire face, Cora a installé un système vidéo sur la totalité de la surface de vente de ses magasins et formé ses vigiles à la détection des voyous en repérage. «Nous les gardons en mémoire et les suivons dès leur entrée en magasin lorsqu'ils reviennent », explique David Grard, le responsable de la sécurité de Cora.

Par Castor - Publié dans : Reflexions personnelles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 4 novembre 2008
Bonjour à toutes et tous!

Désolé pour ce long silence lié à diverses péripéties personnelles qui ont concentré toute mon attention (et tout mon temps!) (emménagement, recherche de boulot, signature de CDI, démission, re-recherche de boulot, bref la totale :-)

Ce petit billet a pour but de promouvoir un livre particulièrement intéressant que je viens de terminer. "La société de défiance: comment le modèle social français s'autodétruit" écrit par Pierre Cahuc et Yann Algan a reçu le prix du livre d'économie 2008 et a été élu par le magazine Lire meilleur essai 2007. J'ai connu cet ouvrage par le magazine Challenges où Pierre Cahuc, professeur à l'Ecole Polytechnique et spécialiste des questions économiques, tient une chronique régulière.




Voici quelques liens vers le site de Challenges qui publie ses chroniques:
http://www.challenges.fr/magazine/analyse/0065.8773/?xtmc=pierrecahuc&xtcr=33
http://www.challenges.fr/magazine/evenement/0116.2370/?xtmc=pierrecahuc&xtcr=16
http://www.challenges.fr/magazine/analyse/0048.10843/?xtmc=pierrecahuc&xtcr=37
http://www.challenges.fr/magazine/analyse/0043.11495/?xtmc=pierrecahuc&xtcr=38
http://www.challenges.fr/magazine/analyse/0035.12468/?xtmc=pierrecahuc&xtcr=42
http://www.challenges.fr/magazine/analyse/0023.13977/?xtmc=pierrecahuc&xtcr=46
http://www.challenges.fr/magazine/analyse/0017.14740/?xtmc=pierrecahuc&xtcr=49


Il est à mes yeux un expert indépendant, capable de critiquer les propositions de droite comme de gauche, lorsque celles-ci ne correspondent pas à ses propres idées et analyses. En ce sens, il n'est pas comme pas mal d'idéologues économiques (qui sont d'ailleurs plus politiciens qu'économistes...) capables de toutes les prostitutions intellectuelles pour défendre leur candidat, leur parti ou leur réforme.

Revenons donc à nos moutons, à savoir l'ouvrage "La société de défiance" que je qualifierais de véritable pamphlet contre le modèrle social français mais, au delà, contre la société française elle-même.
La thèse défendue est que le modèle français créé en 1945 et  fondé sur l'étatisme (intervention importante de l'Etat dans la sphère économique et sociale d'où règlementation de tous les domaines économiques et sociaux dans leurs moindres détails) et le corporatisme (fait daccorder des droites sociaux associés au statut et à la profession) alimente une grande forme d'incivisme et de défiance au sein de la société française qui ont un impact négatif considérable sur la bonne santé économique du pays mais aussi sur le bien être social de l'ensemble des citoyens...

OK, jusque là, c'est une théorie qui se défend mais quelles preuves sont apportées pour donner du corps à la démonstration? C'est là toute la force de cet essai: chaque affirmation est étayée d'analyses statistiques des auteurs fondées la plupart du temps sur de vastes enquêtes internationales comme la World Values Survey 1980 - 2000 ou l'International Social Survey Program, qui posent des questions harmonisées à des milliers d'individus dans un grand nombre de pays depuis plusieurs décennies. Les auteurs ont d'ailleurs la grande amabilité de nous passer les détails techniques de leurs études statistiques pour ne nous présenter que les résultats sous forme de graphiques, souvent sur deux axes dans le but de montrer un certain de nombre de corrélations (par exemple la corrélation entre Etat providence corporatiste et confiance envers les autres, ou entre taux de syndicalisation et salaire minimim légal). Et le moins que l'on puisse dire c'est que le tableau dressé par les auteurs est loin d'être flatteur pour la France... Je ne vais pas dévoiler l'ensemble des conclusions du livre, ce qui serait à la fois trop long et un moyen de vous donner une excuse pour ne pas lire l'ouvrage... Mais il est clair que la France fait figure d'épouvantail dans le mauvais sens du terme avec son modèle social issu de la Seconde Guerre Mondiale.  Ainsi, dans de nombreux classements, la France est LE pays développé le plus mal classé (notamment en ce qui concerne l'incivisme déclaré et constaté) et se trouve face à un grand nombre de contradictions (système qui se prétend universaliste et égalitariste mais qui, dans les faits est loin de l'être- cf. seules 70% des français de 16 à 65 ans sont éligibles aux allocations chômage-maladie ou retraite contre plus de 90% en Suède, au Danemark ou a Canada; de même, le rapport entre allocations sociales de base et allocations maximales (qui mesure l'égalitarisme d'un système) est proche de 1 au Danemark alors qu'il est à peine supérieur à 0,5 en France)... Le drame dans tout ça c'est que tous ces facteurs ont un impact considérable sur l'économie de notre pays - on estime qu'entre 2000 et 2003, le PIB français se serait accru de 5% soit 1500€ par personne si notre niveau de confiance individuel avait attient le niveau suédois...- mais aussi sur la satisfaction globale des habitants de notre pays - avec une note inférieure à 7/10 dans l'estimation de leur bonheur, les citoyens français sont situés au dernier rang des pays développés (le seul à notre niveau étant l'Espagne) et nouns sommes même devancés par les pays d'Amérique Latine qui estiment être plus heureux que nous! Tordons d'ailleurs le cou à certaines idées reçues, les pauvres Américains dans leur système si méchant et si difficile qui exclut tant de gens se sentent pourtant bien plus heureux que nous (moyenne supérieure à 7,5/10)... Ca fait réfléchir non??

Alors vous me direz que les chiffres ne montrent pas tout, que les études statistiques peuvent avoir des biais et que, notamment, "corrélation" ne signifie pas "causalité". C'est tout à fait vrai et c'est une autre force de l'ouvrage: les auteurs déminent le terrain en soulevant les biais envisageables et en faisant référence à de nombreux ouvrages permettant de contrer ces biais ou en relativisant leurs conclusions lorsque ce biais n'ont pas encore été levés...

Il est donc évident que notre modèle social est complètement hors du coup. Et les pistes de réformes données en fin de livre (redistribution plus universaliste, meilleure régulation de la concurrence, sécurisation des parcours professionnels et activation du dialogue social) apparaissent plus comme une refondation totale du modèle que comme de simples modifications pour le rendre plus efficace. Ne nous voilons pas la face: notre système de 1945 est mort (il contenait d'ailleurs en lui même les facteurs de sa destruction, notamment ses caractéristiques étatiques et corporatistes, promues par les communistes au lendemain de la guerre...) et doit être enterré puisque, de toute façon, si on ne l'enterre pas de façon volontaire, il s'enterrera tout seul, et nous aurons été les artisans de sa déchéance... Car le modèle danois que l'on présente comme la panacée et qui est, bien entendu, un modèle admirable qui peut servir de fondement à la refondation de notre propre système, a une caractéristique MAJEURE qui nous fait défaut: le civisme et la confiance envers autrui au sein de la société. Comment vouloir bâtir un système universaliste quand seulement 40% de la population française estime injustifiable de réclamer indûment des aides publiques (90% des danois)? Comment bâtir un système solidaire quand seulement 20% des français répondent qu'il est possible de faire confiance aux autres à la question "pensez vous que l'on est jamais assez méfiant ou que l'on peut faire confiance aux autres" (60% des danois)? Comment fonder un système qui s'articule autour d'un dialogue social sain quand près d'un quart des français déclare n'avoir aucune confiance dans les syndicats (moins de 10% dans les pays nordiques...)? S'il est clair que nous sommes face à un cercle vicieux où les défauts du système engendrent une telle défiance et un tel manque de confiance, ne nous voilons pas la face: nous, français, sommes responsables de la situation dans laquelle notre système se trouve mais aussi de la façon dont il fonctionne au quotidien. Les pays étrangers nous considèrent souvent comme arrogants... Personnellement, je dirais que notre défaut majeur est l'égoïsme: socialement, les français sont égoïstes et individualistes; ils ont perdu toute notion du bien collectif et de l'intérêt général; tout ce qui ne va pas dans le sens de son intérêt le pousse à râler, manifester, se plaindre et le faire savoir; par contre, bien évidemment, les avantages des autres sont indus et si mon intérêt personnel est en jeu face à autrui, je l'écraserai sans pitié car il n'y a que moi qui compte... Je caricature à peine... Il suffit de voir à quel point, quand on a un problème ou une difficulté dans un lieu public, personne (ou si rarement) ne prend la peine d'apporter son aide ou, au moins, de la proposer... Et pourtant, le français n'a aucune gêne à critiquer le système social alors qu'il se comporte la plupart du temps comme un goret  et n'a pas une once d'autocritique... C'est la faute des autres, vous savez, ceux dont on doit se méfier...  Bref, il est évident que rien ne s'arrangera tant que nous, individuellement et collectivement, ne déciderons pas de changer les choses et d'être plus solidaires, plus à l'écoutes des autres... Et je ne me situe pas là sur un plan politique... Cela passe par de petites choses, la politesse, l'amabilité, le don, l'écoute, le partage.. Des valeurs désuètes pour certains, trop religieuses pour d'autres (les libres penseurs et Michel Onfray doivent me vomir) mais essentielles pour donner au corps social une direction, un sens, une homogénéité qui lui manquent cruellement... Car comment peut on admettre que les français se placent, sur une échelle de bonheur et de bien être, en dessous des pays d'Amérique latine et bien loin de tous les autres pays développés, alors que nous avons des atouts considérables pour nous sentir bien (pas de guerre, une stabilité politique, un pays équilibré au niveau des ressources, de la richesse à ne plus savoir qu'en faire - demandez aux Indiens ou aux Cambodgiens ou aux Congolais si nous ne sommes pas riches... etc.)? Peut être sommes nous trops gras? Peut être ne trouvons nous pas le sens de nos vies? Or, quand je regarde la société américaine, si dure, si méchante, si mauvaise, si inégalitaire, je vois une population qui s'estime très heureuse, je vois des gens engagés dans des associations (c'est un point clé pour les auteurs), je vois de personnes polies qui tiennent la porte aux autres, qui s'arrêtent aux passages piétons, qui donnent de l'argent mais surtout de leur temps pour les autres... Bref, une société qui vit, qui a conscience de l'importance du bien vivre ensemble et qui a trouvé un sens à son existence... Peut être devrions nous en prendre exemple, au moins pour certaines caractéristiques plutôt que de vilipender les USA à tout bout de champ... Mais ce n'est que mon avis...

@ bientôt tutti (je vais essayer de préparer une chronique sur la société de consommation...)

Castor
Par Castor - Publié dans : Critique de livres
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 8 juillet 2008
Bonjour à toutes et tous,

Nadal est un monstre. Il vient de réaliser une vraie prouesse en remportant Wimbledon face à THE spécialiste de la surface, j'ai nommé Mr Roger Federer.  Mon but n'est absolument pas de remettre en cause cette victoire, ni de le minimiser (bon, même si le supporter de Federer que je suis ne comprends pas comment il a pu louper une dizaine de balles de break sur les 2 premiers sets...). Je veux simplement exprimer mon sentiment sur les dérives physiques du sport de haut niveau actuel et dont Nadal est, à mes yeux, une parfaite illustration.

Calmons d'abord les crtitiques qui me feraient un mauvais procès: j'apprécie bcp l'homme qu'est Nadal. Il allie parfaitement humilité et force de caractère, rage de vaincre et respect de l'adversaire, discrétion et combat permanent sur le terrain. Je suis admiratif de son parcours et encore plus des valeurs qu'il réussit à promouvoir. Avec Federer, c'est un excellent ambassadeur pour le tennis masculin. Néanmoins, il a introduit un paramètre dans le jeu moderne, à une intensité jamais atteinte: la prépondérance de la force physique. Or, c'est pour moi une évolution néfaste pour la qualité du jeu, mais aussi pour l'avenir des sportifs à terme.

Suite à la victoire de Nadal il y a quelques jours, Patrice Dominguez, DTN du tennis français et ancien joueur de haut niveau, expliquait (sur RMC je crois) que Nadal était porteur d'un nouveau tennis, celui où le physique s'allie à la technique pour dominer l'adversaire sur tous types de surface.  Car telle est la "révolution": nombreux ont été les espagnols, au lift puissant, spécialiste de la terre battue mais inconsistants sur les autres surfaces... Nadal, lui, est excellent sur toutes les surfaces: il était déjà en finale de Wimbledon l'an dernier (et l'année précédente), il est demi finaliste à l'Open d'Australie et détient des titres de master series sur des courts considérés comme "rapides" et donc difficiles pour les joueurs de "terre". La plupart de ceux qui jouent et perdent contre Nadal mettent en avant les mêmes raisons à leur défaite (souvent déroute d'ailleurs): impossibilité de déborder Nadal qui est sur toutes les balles, incapacité à accélerer le jeu ou à prendre le jeu à son compte, manque de puissance face aux coups de boutoir liftés du Majorquin etc. Un bon exemple est celui du pauvre Almagro, défait 6/1 6/1 6/1 en 1/4 de finale de Roland Garros (sic) qui, même pas dépité après sa défaite tant il reconnut lui même son impuissance totale face à Nadal, expliquait qu'il a passé son temps à jouer dans les bâches des balles à 3 m de hauteur tant le lift de son adversaire est puissant.... Nadal est un monstre physiquement, 22 ans 1,85m, 85kg, un bras gauche démesuré (cf. photo), près de 80 matchs par an depuis 2005, tous d'une intensité extrême car son jeu est fondé sur la puissance... Et c'est là que le problème se pose. A 22 ans, Nadal est déjà très abimé physiquement. L'année dernière, des rumeurs ont fait état d'une possible retraite du prodige majorquin! A 22 ans! Qq liens pour étayer:
http://www.lematin.ch/fr/sport/tennis/milan-sterba-la-carriere-de-rafael-nadal-est-bientot-terminee_12-122166
http://sabyl.forumactif.com/forum-general-f13/rafael-nadal-vers-une-fin-de-carriere-premature-t1327.htm
Alors info ou intox? S'il est prématuré de parler de fin de carrière, il est terrible de voir un mec moins agé que moi se trainer en fin de saison comme un papi, sous infiltration comme un Agassi à 35 ans, bloqué aux genoux et chevilles...

Le sport de haut niveau apparait aujourd'hui comme un lieu inaccessible au commun des mortels lambda. Prenons le top 10 de tennis: Federer 1,87m-80kg, Nadal 1,85m-85kg, Djokovic: 1,90m-75kg, Davydenko: 1,77-65, Ferrer: 1,77-72, Roddick: 1,88-86, Nalbandian: 1,80-78, Blake: 1,85-83, Murray: 1,80-68, Wawrinka: 1,82-79. Je rappelle que les moyennes françaises sont de 1,75m et 77kg (source: http://statbel.fgov.be/figures/d25_fr.asp). On est donc face à des personnes souvent "hors normes". Et ce n'est que le tennis. Je ne parle même pas du basket et du volley...Prenons le handball: Karabatic: 1,95m, Richardson: 1,87m... Le rugby: des masses de muscle (sauf peut être les 2 1/2)... Le foot: les profils à la Deschamps sont rares qd mm... Escrime: Fabrice Jeannet: 1,93m-85kg, Jérome Jeannet: 1,89-78, Brice Guyart: 1,86m-72kg... Je m'arrête là mais un constat s'impose: aujourd'hui, pour avoir une chance d'entrer dans le sport de haut niveau,il faut déjà avoir des capacités physiques hors normes... Et la tendance s'accroit énormément: Nadal en est le meilleur exemple. Mais quelles conséquences, au final, sur la qualité du spectacle produit? Quel modèle pour les jeunes qui ne sont ni grands, ni costauds? Quel avenir pour ces jeunes stars du sport qui seront à la retraite à 25 ans??? Et je ne parle mm pas du dopage...Seul l'avenir, qui est pour moi loin d'être radieux, nous dira si de telles tendances négatives vont s'amplifier ou pas...

Castor

NDLR: le cartoon fait référence à la grande affaire de dopage en liaison avec le laboratoire Balco, qui a notamment fait tomber Marion Jones
Par Castor - Publié dans : Sport
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Vendredi 16 mai 2008
Bonjour à toutes et tous,

Après qq semaines d'interruption, le blog du castor reprend du service! Pour commencer, un article de réflexion, engagé fin mai au retour de mon frère en France, et que j'avais laissé en plan pour des raisons de déménagement... Mais le propos garde, je pense, toute son actualité... @ bientôt sur le blog du castor ;)


Hier, j'ai eu le plaisir de retrouver mon frère revenu des USA! Une bonne petite crèperie, de chouettes retrouvailles et de bonnes discussions animées!

Un des thèmes que nous avons abordé fut celui de l'inévitable pouvoir d'achat. Au delà de la polémique suscitée par cette question (j'aimerais qu'on m'explique par exemple comment il peut y avoir un tel problème GLOBAL de pouvoir d'achat dans la société française quand les ventes de matériel informatique ou d'écrans plats explosent, quand la pénétration des téléphones portables et d'Internet haut débit n'a jamais été aussi forte, quand la Française des Jeux ne s'est jamais aussi bien portée ou quand les ventes d'alcool et de clopes restent à des niveaux particulièrement élevés...), la question des produits low cost s'est posée avec cette problématique essentielle: peut on vendre de bons produits toujours moins chers...

C'est un thème que j'ai en partie étudié en Ecole, puisqu'on assiste à de nombreux phénomènes en parallèle: multiplication simultanée des offres "low cost " (abus de langage pour parler des offres moins chères) et  "premium"(qui désignent les offres plutôt "luxes" ou chères ou haut de gamme)  avec de vrais succès des deux côtés(cf. la percée du hard discount alimentaire versus le boom de Nespresso qui est un succès monumental alors que le prix d'un café en utilisant les fameuses capsules est considérablement multiplié!), tentative de retour vers des offres milieux de gamme délaissées depuis quelques temps (le low cost ne payant pas toujours son homme, l'assiette de consommateurs des offres premium étant parfois trop restreinte et la concentration des offres sur les extrêmes pouvant être risqué à plus ou moins long terme), propension des consommateurs à rechercher ce qu'ils considèrent comme le juste prix à payer pour les produits qu'ils achètent etc. Les stratégies de pricing sont donc devenues plus qu'avant des facteurs clés de succès pour les entreprises et impactent profondément les orientations globales d'une firme (prenons l'exemple de la SNCF qui a opté pour un revirement stratégique global particulièrement visible avec sa nouvelle politique de pricing des TGV qui semble porter ses fruits à plusieurs niveaux - rentabilité, mentalité, service etc.- ).

Mes préoccupations portent aujourd'hui principalement sur les offres dites "low cost". Il est clair qu'on assiste depuis quelques temps à une course à la baisse des prix sur un certain nombre de produits ou services (attention, je ne me place pas dans une perspective très court termiste: les forts taux d'inflation actuels ne viennent pas contredire mon propos) (par ailleurs, mon propos ne prend pas en compte certains produits qui subissent une flambée de leurs prix actuellement, notamment l'énergie ou certaines matières premières). Prenons l'exemple des déplacements en avion, des vêtements, de l'informatique etc.: depuis maintenant 10 ans, voire plus, on assiste à une multiplication presque invraisemblable des offres très peu onéreuses, ce qui a amené les consommateurs à réorienter le curseur de leur "juste prix" à la baisse pour ces produits: qui est prêt à payer 1500€ pour un PC "lambda" aujourd'hui alors qu'en 1996, c'était en gros le prix moyen d'un engin mais qu'aujourd'hui, on trouve des portables à 400€? Qui est prêt à payer 3000€ l'aller retour avec les Maldives avec Air Fr quand pour 800€, on peut  faire le même voyage toutes prestations sur places comprises avec vol charter? D'un côté, on peut se réjouir de cette évolution dont nous profitons à plein. Néanmoins, cette course parois effrénée aux bas prix n'est pas sans conséquences...

Il faut essayer de comprendre quels sont les leviers possibles pour arriver à proposer les prix les plus bas pour pouvoir analyser les conséquences positives et négatives de chacun de ces leviers. Essayons d'avoir une analyse exhaustive:
- le premier levier qui me vient à l'esprit, c'est celui de la baisse des couts. C'est le fondement de la stratégie "low cost", popularisée notamment par la compagnie Southwest Airlines dès les années 1970. L'objectif est, en caricaturant, de diminuer les coûts au maximum et donc, de chasser les gaspillages, optimiser les dépenses etc.
- le deuxième levier, qui a un lien avec le premier, est celui de l'augmentation de la productivité/de l'efficacité de l'organisation. Southwest Airlines a mis cette politique en oeuvre en même temps qu'elle baissait ses coûts: l'objectif est d'arriver à une organisation du travail la plus productive possible. Par exemple diminuer le temps de préparation de l'avion entre 2 escales pour augmenter le nombre de rotations possibles etc. L'introduction d'innovations technologiques peut aussi servir ce levier.
- le troisième levier concerne le produit lui même: pour atteindre les prix les plus bas, on peut essayer par exemple de concevoir un produit assez "standard", pas forcément "simpliste" mais dont la conception et la fabrication permet de le vendre à prix réduit. On peut aussi rogner sur la qualité du produit en utilisant des matériaux moins nobles ou en moins grande quantité (épaisseur réduite etc.).

La combinaison équilibrée de ces trois leviers permettrait d'aboutir à une situation "optimale", à savoir un produit de bonne qualité à "bon prix" (ce qui signifie, pour moi, prix suffisant pour que le producteur couvre tous ses coûts et gagne une marge correcte, mais aussi pour que le consommateur ait le sentiment de payer ce "juste prix" si difficile à établir...). Néanmoins, cet équilibre est difficile à trouver et on assiste aujourd'hui à une course effrénée aux bas prix qui poussent à abuser de l'utilisation de tous ces leviers. Celui de la baisse des coûts est certainement le plus symbolique de ce phénomène, et encore accentué par la mondialisation économique: le meilleur exemple est celui des délocalisations dans les pays où le coût de la main d'oeuvre est le moins élevé. Mais je ne m'apensentirai pas sur cet exemple dont on nous parle à longueur de journées et qui est prétexte à toutes les caricatures. Je préfère évoquer cette course à la réduction de dépenses considérées comme inutiles mais qui ont en fait une importance considérable à terme pour l'entreprise. Prenons par exemple les dépenses liées au back office: elles sont souvent les premières concernées par les baisses de dépenses, car elles sont un peu la partie invisible de l'iceberg... Mais à trop tirer sur la corde, elle se tend et risque de casser... Qui n'a jamais pesté contre l'externalisation totale des services informatiques? Pour résoudre un micro problème informatique, il faut souvent passer maintenant par une hotline qui nous envoie à Tombouctou où un opérateur au français hésitant passe 3 heures à vous expliquer comment résoudre le problème... Alors certes, les dépenses en services informatiques ont du être réduites de moitié, mais quid du coût lié à toutes les minutes perdues par les employés pour résoudre ces petites tracas du quotidient? Et quid du coût total de l'insatisfaction des employés, à terme, face à ces situations plus qu'énervantes??? Mais le pire n'est pas là: on assiste, en France en tout cas, à une réduction des dépenses de front office, donc impactant DIRECTEMENT la qualité de la relation aux clients... C'est à mes yeux une évolution dramatique et catastrophique. Allez aujourd'hui flaner dans une grande enseigne, généraliste ou spécialiste: difficile de trouver 1) un vendeur pour vous renseigner et 2) une fois le vendeur trouvé, souvent est il incapable de vous renseigner correctement.... Il faut dire, quand on estime que les vendeurs en magasin sont plus des postes de dépenses que de recettes, on taille dans les effectifs et dans la formation et on aboutit à des situations ubuesques où le client en sait plus que le vendeur. Pour rigoler, je suis aller trois jours de suite au rayon logiciels d'un grand magasin français pour demander conseil sur un antivirus à un vendeur différent tous les jours.. J'ai obtenu 3 conseils différents et pas un seul ne m'a demandé ma configuration matérielle, ma connexion internet, mes habitudes de surf etc... Encore plus drole: pour acheter un discman, dans la même enseigne, un vendeur, pour répondre à une de mes questions, m'a tendu le catalogue de l'enseigne, disponible à l'entrée du magasin... et que j'avais déjà lu! On croit rêver, d'autant plus qu'à l'heure où les consommateurs disposent, via Internet, de nombreuses sources d'information et de comparaison, les vendeurs doivent être, plus que jamais, formés pour apporter un vrai plus et convaincre les clients que les magasins "brick and mortar" (ie "en dur, non virtuels), c'est loin d'être le passé!

Ce billet commence à être long, alors je m'attarderai moins sur les effets pervers des deux autres leviers: il est clair que, concernant l'optimisation de l'organisation, on pousse aujourd'hui le bouchon trop loin, ce qui aboutit à des situations de stress particulièrement fortes chez les salariés, payées cash en arrêt maladie ou en démotivation... Enfin, concernant le levier produit, la recherche du moins disant peut être dramatique, avec la généralisation des enchères inversées dans les appels d'offres ou les scandales d'utilisation de produits avariés dans la fabrication d'autres produits (cf. la mozarella ces derniers temps...).

Pour conclure, je suis convaincu que les situations de concurrence saines permettent d'arriver à des situations profitables à la fois aux producteurs et aux consommateurs. Encore faudrait il que les mentalités de chacun retrouvent une certaine forme de raison qui semble de plus en plus sacrifiée sur l'autel de l'hédonisme, du court terme et du gain/plaisir immédiat. Ainsi, tant que les entreprises ne comprendront pas que le petit jeu de la course à la réduction de toutes les dépenses revient à scier la branche sur laquelle elles sont assises, elles continueront à aller droit dans le mur en gardant cette insouciance coupable qui les tuera... Mais les principaux responsables restent à mes yeux les consommateurs que nous sommes: tant que nous n'arrêterons pas notre frénésie de la recherche de la "bonne affaire" tout le temps et pour tous produit, tant que nous ne ralentirons pas notre désir frénétique de réduire nos dépenses alimentaires à peau de chagrin (et donc à acheter de la merde pas cher, pour parler vrai), tant que nous ne placerons pas le superflu et la satisfaction permanente de nos désirs d'achat en queue de peloton de nos priorités, la situation perdurera voire s'amplifiera, et les scandales liées aux délocalisations, aux pollutions, à la sécurité alimentaire auront encore de beaux jours devant eux...

ET VOUS, QU'EN PENSEZ VOUS???

@ bientôt sur le blog du castor.

Nono

Par Castor - Publié dans : Reflexions personnelles
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 16 mai 2008
Le SC Bastia a récupéré 1 point dans l'affaire Kébé I (NDLR: insultes de supporters envers le joueur burkinabé Kébé lors du match Libourne -Bastia).

C'est une grande décision, puisqu'elle ouvre la porte à la récupération des 2 autres points retirés pour la banderole lors de l'affaire Kébé II.

Même si les conséquences de cette affaire, à la fois sur le plan sportif et sur le plan de l'image du club, ne pourront bénéficier de cette décision, il est tout de même très heureux que la justice civile ait reconnu la non justification de ces décisions.

La Ligue et la Fédération font la gueule et vont tenter de reprendre la main dans cette histoire. Mais M Thiriez, qui a ouvert la boite de pandore et essayé d'enfoncer le SCB de façon EHONTEE, est aujourd'hui de plus en plus contesté...

Espérons que lui, et sa moustache, quitteront au plus vite la Ligue pour pouvoir sauver, dans le foot français, ce qui peut encore l'être.
Par Castor - Publié dans : Sport
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 21 avril 2008
On en parle tous les ans: le tirage au sort de la coupe de France serait truqué.

C'est vrai que tomber, par exemple, à chaque fois sur des OM PSG ou PSG OM était qd mm particulièrement bizarre (et on se rappelle mm d'un tirage à Téléfoot où feu M Gilardi se fait moucher car avait une façon d'organiser le tirage un peu bizarre...)

Cette année, le tirage est effectué en direct du plateau du 13h de France 2.

Regardez les images:

http://www.dailymotion.com/video/x54sdx_tirage-de-la-coupe-de-france-truque_sport


Magnifique intervention de B Lacombe qui nous parle de Sedan sans savoir encore que Lyon va tomber contre eux...

Et c'est vrai qu'à 1min10 de film environ, on entends le père Djorkaeff (et non le fils, abruti de journaliste) dire discrètement "la prends pas" alors qu'il se trouve derrière la fille qui tire.. (sans aucune connotation, bien sûr).

Bref, un grand cirque...

J'en profite pour publier le communiqué du SCB suite à la décision de retraits de points:

« La dernière sanction d’un match à huis clos et d’un retrait de deux points au Sporting, constitue la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Sans aucune preuve on accuse notre club de complicité dans l’affaire de la banderole, ce qui est extrêmement grave, et qui au vu du contexte particulier de cette affaire, peut quasiment s’apparenter à de la diffamation. Face à ce déchaînement et cet acharnement qui la frappe une fois encore, la famille du Sporting tient à montrer un front uni et à réagir fermement.

Lors de la récente finale de la Coupe de Ligue qui comme chacun sait est « la Coupe à Thiriez », une banderole insultante de plus de 40 mètres est entrée au nez et à la barbe de la sécurité et de la Ligue. Nous ne voyons donc pas pourquoi le Président de la LFP ne s’appliquerait pas à lui-même, les remèdes qu’il préconise aux autres. Et si nous sommes complices, alors ces messieurs le sont aussi. En conséquence, et puisqu’ on ne peut pas retirer de points à Monsieur Thiriez, le Sporting Club de Bastia lui demande officiellement de tirer les enseignements du fiasco de Saint-Denis et de présenter sa démission immédiate ».

Pierre Paul Antonetti , Président du Directoire du Sc-Bastia.

Par Castor - Publié dans : Sport
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus