Il y a maintenant quelques temps, Herve avait poste en commentaire une remarque tres juste sur le probleme pose en France de la distinction grande ecole/universite et sur le manque cruel de formation continue dans les entreprises francaises. Apres discussion avec quelques amis du boulot et observation du systeme americain, voila mes conclusions a ce sujet...
Je vais commencer par le systeme educatif. Il est, c'est le moins qu'on puisse dire, assez different du notre. Concernant l'enseignement primaire et secondaire, les parents ont le choix de placer leurs enfants dans le public ou le prive et meme de choisir le type de methode d'eduction pour leurs enfants (choix de l'ecole privee totalement libre... si on a les moyens!). Dans le superieur, pas de distinction grande ecole/universite: c'es le "college" qui est la norme et regroupe toutes les specialites couvertes par notre systeme dual.Ce qui permet de creer des poles universitaires de tres grande taille, avec des moyens et une influence considerables. Un exemple: a Norfolk, on trouve l'universite d'ODU avec+ de 20,000 etudiants, ainsi que le Tidewater college qui en a pres de 25,000... A ODU par exemple, se cotoient des etudiants "en ecole de commerce" et "en ecole d'ingenieur" si on veut comparer avec le systeme francais. Les seules specialisations non couvertes par ODU sont les specialisations medicales. Quel credit accorde a ce systeme? On voit vite les atouts qu'il permet: primo, la concentration des moyens. Avec autant d'etudiants, les moyens des universites sont considerables et leur permet de realiser de vrais investissements pour continuer a accroitre la qualite des cours et des batiments/installations. Un exemple: les salles de sport a ODU sont magnifiques! S'y deroulent des matchs de basket de CAA (championnat de basket universitaire) dans un cadre genial (salle de + de 1000 personnes, 4 grands ecrans en hauteur pour les ralentis etc.). Deuxiemement, toutes les universites americaines peuvent jouer un role important dans le contexte "concurrentiel" des universites mondiales: comment nos universites et meme nos grandes ecoles peuvent elles lutter quand elles ont face a elles des groupes de dizaines de milliers de personnes? Il y a , a ODU, presque autant d'etudiants que dans toutes les universites et grandes ecoles de Cergy! Donc imaginez quand on evoques les grands universites americaines... Enfin, cette "taille critique" permet de peser dans la vie economique de la region: travaillant actuellement dans le developpement economique, je vois tres bien que les rapports avec ODU sont frequents car c'est un atout reel pour la region qui permet d'attirer les investisseurs. On est ainsi dans un systeme "gagnant-gagnant" comme l'aime une de nos cheres candidates a la presidence de la republique: la region gagne a aider ODU, a la valoriser et a utiliser ses competences (cf. centre de recherhce international cree en cooperation avec investisseurs prives et militaires), tandis que ODU voit son interet a cooperer avec les entreprises et les investisseurs, ou les agences de developpement econmique regional pour accroitre sa notoriete et son pouvoir d'attraction.
Le biais majeur de ce systeme, c'est l'argent. Car si le systeme francais, a la rigidite digne des plus beaux gosplans de Staline, refuse par ideologie a selectionner les etudiants, a faire payer + cher des droits d'inscription et a faire entrer le monde de l'entreprise en son sein pour aboutir a une meilleure coordination monde educatif et economique, il n'en reste pas moins egalitaire et accessible a tous. Ici, c'est l'argent qui determine bcp de choses, notamment le choix de l'universite a laquelle on peut pretendre. Mais il existe des bourses bien + importantes que dans notre pays (cf. pour les sportifs de bn niveau car le sport es au coeur des universites americaines). Et on ne peut tolerer aussi que le systeme des universites deviennent un environnement concurrentiel comme les autres: c'est un lieu de formation, non de competition normalement. Cependant, le systeme francais gagnerait certainement a piocher des idees du systeme americain: cela passe pour moi par une augmentation des frais de scolarite dans une mesure raisonnable, un accroissement des liens ave le monde de l'entreprise et la concentration des universites en de vrais "poles de connaissance". Concernant les grandes ecoles, je vais certainement accuser de precher pour ma paroisse, mais je pense que c'est un systeme a conserver car constitutif de l'originalite du systeme francais. En soit, les grandes ecoles ne sont pas un mal: ce qui est problematique, c'est quand les diplomes de grandes ecoles accaparent les meilleurs emplois et que leur acces soit difficiles pour ceux qui n'ont pas la culture, le bagage necessaire au lycee pour etre oriente vers ce filieres. Pour resoudre le premier probleme, la reforme doit, je pense, venir de la fac qui doit a tout prix tisser des liens avec les entreprises, accroitre ses formtions professionalisantes pour rassurer le monde economiques sur les capacites operationnelles des diplomes de la fac. Pour resoudre le second probleme, l'Etat doit mieux former les profs en terme de connaissance des filieres d'orientation et de detection des etudiants a profil grande ecole. Une initiative comme "Une grande ecole pourquoi pas moi" lancee par l'ESSEC et reprise peu a peu par d'autres grandes ecoles est tout a fait louable... mais ne devrait normalement pas se substituer a l'Ecole republicaine qui devrait fournir a TOUS les eleves, ZEP ou grands lycees, les memes conditions d'acces a l'enseignement superieur. Enfin, il est IMPERATIF de developper les liens fac/grandes ecoles, avec des cours partages , en commun et ds echanges d'etudiants. Tout le monde serait gagnant car on accroitrait l'homogeneite d'un systeme educatif aujourd'hui tres tendu et aux dysfonctionnements majeurs.
Sur la formation continue aux US, c'est un sujet difficile car les collegues avec qui j'en ai parle n'avaient pas forcement une connaissance pointue du systeme dans toutes les branches economiques. Mais ce que j'en ai conclu, c'est que il y a un vrai effort mis sur la formation continue des salaries, mais essentiellement des salaries cadres. Ainsi, a l'Alliance, celle ci paye a tous ses managers une formation continue pour obtenir un diplome reconnu de cadres du developpement economique. Mais toutes les agences ne sont pas aussi genereuses: les agences locales incitent fortement ses salaries a le passer sans payer le moindre centime.... Ce qui est certain en tout cas, c'est que c'est tres valorise par les entreprises americaines et pas vu comme un obstacle a la progression du salarie dans la boite, bien au contraire! Castor

pas d'aspirateur comme chez nous, petits et maniables, seulement des appareils d'une piece comme sur la photo. Ah, ca c'est magnifique : dans leurs maisons a 1, 2 ou 3 etages, imaginez le bonheur que c'est pour nettoyer les escaliers... Technologie supreme : certains, comme le modele ici present, disposent d'un petit phare frontal qui permet de voir la poussiere... qu'on ne peut aspirer lol Et il en va de meme pour la machine a laver, autre exemple symptomatique : prenez les laveuses du debut du siecle, qui frappaient le linge (je serais incapable de vous dire pourquoi mais bon); eh bien les machines ici, elles font la meme chose, vous labourant tout beau vetement que vous auriez pu malencontreusement oublie dans votre linge sale ! Comble du comble, les machines ne chauffent pas l'eau : elles prennent directement l'eau chaude des canalisations (donc pour un lavage a 70, c'est pas toujours facile). Ces petits exemples tendent a montrer une chose : sur des objets/comportements relativement communs, c'est le conservatisme qui prime... Cette tendance est d'autant plus paradoxale que sur d'autres produits, la course a l'innovation est lancee (ecrans plats toujours plus plats etc.) mais on a la vague impression d'etre dans un monde melant 21eme siecle et fifties (essayez de prendre le train pour rigoler un coup... A mon avis, ca a pas trop change depuis Dr Quinn lol)
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