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Samedi 17 mars 2007
Bonjour a toutes et tous,

   Il y a maintenant quelques temps, Herve avait poste en commentaire une remarque tres juste sur le probleme pose en France de la distinction grande ecole/universite et sur le manque cruel de formation continue dans les entreprises francaises. Apres discussion avec quelques amis du boulot et observation du systeme americain, voila mes conclusions a ce sujet...

  Je vais commencer par le systeme educatif. Il est, c'est le moins qu'on puisse dire, assez different du notre. Concernant l'enseignement primaire et secondaire, les parents ont le choix de placer leurs enfants dans le public ou le prive et meme de choisir le type de methode d'eduction pour leurs enfants (choix de l'ecole privee totalement libre... si on a les moyens!). Dans le superieur, pas de distinction grande ecole/universite: c'es le "college" qui est la norme et regroupe toutes les specialites couvertes par notre systeme dual.Ce qui permet de creer des poles universitaires de tres grande taille, avec des moyens et une influence considerables. Un exemple: a Norfolk, on trouve l'universite d'ODU avec+ de 20,000 etudiants, ainsi que le Tidewater college qui en a pres de 25,000... A ODU par exemple, se cotoient des etudiants "en ecole de commerce" et "en ecole d'ingenieur" si on veut comparer avec le systeme francais. Les seules specialisations non couvertes par ODU sont les specialisations medicales. Quel credit accorde a ce systeme? On voit vite les atouts qu'il permet: primo, la concentration des moyens. Avec autant d'etudiants, les moyens des universites sont considerables et leur permet de realiser de vrais investissements pour continuer a accroitre la qualite des cours et des batiments/installations. Un exemple: les salles de sport a ODU sont magnifiques! S'y deroulent des matchs de basket de CAA (championnat de basket universitaire) dans un cadre genial (salle de + de 1000 personnes, 4 grands ecrans en hauteur pour les ralentis etc.). Deuxiemement, toutes les universites americaines peuvent jouer un role important dans le contexte "concurrentiel" des universites mondiales: comment nos universites et meme nos grandes ecoles peuvent elles lutter quand elles ont face a elles des groupes de dizaines de milliers de personnes? Il y a ,  a ODU, presque autant d'etudiants que dans toutes les universites et grandes ecoles de Cergy! Donc imaginez quand on evoques les grands universites americaines... Enfin, cette "taille critique" permet de peser dans la vie economique de la region: travaillant actuellement dans le developpement economique, je vois tres bien que les rapports avec ODU sont frequents car c'est un atout reel pour la region qui permet d'attirer les investisseurs. On est ainsi dans un systeme "gagnant-gagnant" comme l'aime une de nos cheres candidates a la presidence de la republique: la region gagne a aider ODU, a la valoriser et a utiliser ses competences (cf. centre de recherhce international cree en cooperation avec investisseurs prives et militaires), tandis que ODU voit son interet a cooperer avec les entreprises et les investisseurs, ou les agences de developpement econmique regional pour accroitre sa notoriete et son pouvoir d'attraction.
   Le biais majeur de ce systeme, c'est l'argent. Car si le systeme francais, a la rigidite digne des plus beaux gosplans de Staline, refuse par ideologie a selectionner les etudiants, a faire payer + cher des droits d'inscription et a faire entrer le monde de l'entreprise en son sein pour aboutir a une meilleure coordination monde educatif et economique, il n'en reste pas moins egalitaire et accessible a tous. Ici, c'est l'argent qui determine bcp de choses, notamment le choix de l'universite a laquelle on peut pretendre. Mais il existe des bourses bien + importantes que dans notre pays (cf. pour les sportifs de bn niveau car le sport es au coeur des universites americaines). Et on ne peut tolerer aussi que le systeme des universites deviennent un environnement concurrentiel comme les autres: c'est un lieu de formation, non de competition normalement. Cependant, le systeme francais gagnerait certainement a piocher des idees du systeme americain: cela passe pour moi par une augmentation des frais de scolarite dans une mesure raisonnable, un accroissement des liens ave le monde de l'entreprise et la concentration des universites en de vrais "poles de connaissance". Concernant les grandes ecoles, je vais certainement accuser de precher pour ma paroisse, mais je pense que c'est un systeme a conserver car constitutif de l'originalite du systeme francais. En soit, les grandes ecoles ne sont pas un mal: ce qui est problematique, c'est quand les diplomes de grandes ecoles accaparent les meilleurs  emplois et que leur acces soit difficiles pour ceux qui n'ont pas la culture, le bagage necessaire au lycee pour etre oriente vers ce filieres. Pour resoudre le premier probleme, la reforme doit, je pense, venir de la fac qui doit a tout prix tisser des liens avec les entreprises, accroitre ses formtions professionalisantes pour rassurer le monde economiques sur les capacites operationnelles des diplomes de la fac. Pour resoudre le second probleme, l'Etat doit mieux former les profs en terme de connaissance des filieres d'orientation et de detection des etudiants a profil grande ecole. Une initiative comme "Une grande ecole pourquoi pas moi" lancee par l'ESSEC et reprise peu a peu par d'autres grandes ecoles est tout a fait louable... mais ne devrait normalement pas se substituer a l'Ecole republicaine qui devrait fournir a TOUS les eleves, ZEP ou grands lycees, les memes conditions d'acces a l'enseignement superieur. Enfin, il est IMPERATIF de developper les liens fac/grandes ecoles, avec des cours partages , en commun et ds echanges d'etudiants. Tout le monde serait gagnant car on accroitrait l'homogeneite d'un systeme educatif aujourd'hui tres tendu et aux dysfonctionnements majeurs.

 Sur la formation continue aux US, c'est un sujet difficile car les collegues avec qui j'en ai parle n'avaient pas forcement une connaissance pointue du systeme dans toutes les branches economiques. Mais ce que j'en ai conclu, c'est que il y a un vrai effort mis sur la formation continue des salaries, mais essentiellement des salaries cadres. Ainsi, a l'Alliance, celle ci paye a tous ses managers une formation continue pour obtenir un diplome reconnu de cadres du developpement economique. Mais toutes les agences ne sont pas aussi genereuses: les agences locales incitent fortement ses salaries a le passer sans payer le moindre centime.... Ce qui est certain en tout cas, c'est que c'est tres valorise par les entreprises americaines et pas vu comme un obstacle a la progression du salarie dans la boite, bien au contraire!

A bientot pour de nouvelles aventures!
Castor
par Castor publié dans : Analyses sur les US
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Mardi 13 mars 2007

Bonjour a toutes et tous,

Je sollicite votre aide et votre avis a propos de cet article sur lequel on debat au boulot. Il traite d'une penurie de main d'oeuvre en Europe. J'avoue etre sceptique, surtout sur les ingenieurs... Mais j'aimerais votre avis car c'est juste un ressenti personnel et j'aimerais donner une vision + juste aux US...

Merci d'avance

Castor

The New York Times
March 10, 2007
Some Sectors in Europe Face a Labor Shortage
By CARTER DOUGHERTY

FRANKFURT, March 9 - Corinne Margot is reaching deep into her bag of tricks to find new employees. Ms. Margot, the director of human resources for Soitech, a fast-growing French manufacturer of semiconductors, has created a Web site that lets managers identify and recruit engineers directly, bypassing her own office for the sake of efficiency.

And she is bringing in people from outside France - indeed, outside Europe - to plug the gaps.

Ms. Margot is also traveling to French universities and technical schools to plant the idea of a career in semiconductors in the minds of young people, hoping they remember the name Soitech as well. But despite her efforts, as she grimly acknowledges, Soitech's stretched work force is still struggling to keep up with the orders coming in.

"We haven't had to tell customers to wait yet," Ms. Margot said, "but it's coming."

For a continent where high unemployment has defined economic life for much of the last three decades, it may seem counterintuitive that Europe could be facing a labor shortage. But that is very much the case across important swaths of the European economy, as reflected in surveys and interviews with executives.

And it is precisely the most dynamic, future-oriented industries that have been hardest hit. For recruiting departments around Europe, 2007 could be the worst year in memory.

At the end of 2006, the unemployment rate of the 13-country euro zone was 7.5 percent, its lowest level since 1993. Jean-Claude Trichet, president of the European Central Bank, is fond of pointing out that this is still a "very high level," with 11.1 million people out of work, and far higher than the 4.5 percent rate in the United States.

But this cyclical upswing in Europe, in contrast to the softening in the United States, is accentuating labor bottlenecks. Europe's pickup began in earnest last year, yet, according to the European Central Bank, many companies handled much of the new work that flowed into factories and offices by increasing productivity and lengthening work hours. Now that they are turning to the labor market for new hires, they are finding that the pickings are slim.

The cyclical problems are layered atop a structural one. Europe's painful shift from heavy industry to more specialized manufacturing and services, combined with generally low prestige for highly technical professions, has outpaced what Europe's educational system has to offer.

"People that are available on the labor market do not correspond to what the corporate sector needs," said Véronique Riche-Flores, chief economist for Société Générale in Paris. "They simply have different qualifications, or none at all."

Sometimes the solution is higher salary and better benefits. But more often than not, companies have to find ways to work around a limited supply of qualified employees - by nurturing young talent, finding people from overseas, or simply moving operations outside Europe.

Measured by the European Commission's main survey on labor shortages and interviews across industries from computer hardware to software to machine tools to fashion and banking, the shortage of employees has not been this acute since the technology boom years at the start of this decade. Some recruiters have to think back even further to remember a time when their work was so difficult.

"My colleagues are constantly asking how far I have come in finding them new people," said Andreas Weber, head of personnel for the SMS Group, a German engineering company that builds manufacturing technology. "But if I don't have applicants, I have nothing to offer them."

Europe's giant companies are not immune. Klaus Kleinfeld, chief executive of Siemens, the engineering conglomerate, said that it had 2,500 positions open in Germany alone. Over the last year, the shortage has become acute enough that Siemens has begun bringing employees out of retirement to work on specific projects.

"Our growth rates is now mostly limited by our human resources capacity," Mr. Kleinfeld said.

The scarcity of qualified labor is already hitting the bottom lines in the major economies, and companies like Soitech seem sure to follow in the footsteps of companies that have been forced to forsake sales opportunities.

Electrical engineering - in which midsize family-owned businesses in Germany, known as the Mittelstand, lead the way in Europe - is a case in point. In 2006, employment in this industry rose for the first time since 2001, but the 6,000 to 8,000 new positions it would like to create this year may not materialize.

The Association of German Engineers estimates there were 22,000 open engineering positions in Germany at the end of 2006, in building, energy, machine tools and other areas. That is 30 percent more than the previous year. Since one employed engineer generates 2.3 jobs in other areas, the group estimates the value of economic activity lost at about 3.7 billion euros in Germany alone, or about $4.8 billion.

In the face of such acute shortages, many companies are assuming a role previously dominated by the state in Europe: They are going into universities, technical academies and even secondary schools to make their case directly to young people. Although that has been done before, executives say today's missionary work in European schools has a different quality.

"We are reaching out to schools to try and encourage students to prepare themselves in the best possible way not just for working in our field, but in any field," said Albert Tacchella, chairman of Ucimu, the Italian machine tool manufacturing association.

UniCredit, which in 2005 cemented the largest cross-border banking merger in Europe when it bought the HVB Group of Germany, recently created UniManagement, a combination research institute and management school for crucial executives.

"These are the lengths that companies go to train and keep their top employees," said Anna Simioni, chief executive of UniManagement.

Recruiting more people from outside Europe is another persistent theme. At Soitech, there has been an explosion in the number of nationalities represented over the last few years, from a handful to at least 19 today. "We are beginning to recruit on an international market rather than a French market," Ms. Margot, the personnel chief, said.

But this pool of engineers, who in any case face bureaucratic hurdles to work in France, is limited, since they need to speak French to communicate with the technicians they supervise.

Moving jobs offshore is another alternative. The SMS Group has found itself weighing whether to move parts of the business to its operations in China, India, the United States and Brazil. In years past, assuming costs alone did not drive them out of Germany, the company would have been inclined to keep high-skill jobs at home, in part to foster good communication with headquarters. Now, positions that could stay in Germany for cost reasons are headed abroad for lack of personnel.

"We are trying to keep our core competencies here," Mr. Weber, the personnel chief for SMS, said, "but simpler tasks are headed abroad."

par Castor publié dans : Generalites
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Vendredi 9 mars 2007

Bonjour a toutes et tous!

    L'americain, comme vous le savez tous, est une langue a part. Ceux qui pensent que c'est de l'anglais dechanteront bien vite, car au pays de l'Oncle Sam, l'accent so British de la Reine est on ne peut plus maltraite! Voici quelques exemples sympatoches pour tenter de convaincre les plus sceptiques...

    La premiere chose a savoir, c'est qu'ici, l'accent tonique a un role plus que capital. Sans cet accent place a l'endroit exact ou il doit etre, ton interlocuteur ne te comprendra pas, quand bien meme tu t'acharneras a essayer de bien prononcer le mot plus de 10 fois. Deux exemples sympa, et vecus... On revenait d'un voyage a Washington et nous avions visite une charmante bourgade de 36,000 habitants, Annapolis, une des plus anciennes villes des US et lieu ou l'on trouve la prestigieuse academie navale de l'Armee Americaine (je vous conseille d'y passer a l'occasion, vous ne le regretterez pas, parole de sioux!). On raconte alors a nos voisins americains notre voyage : Wahington DC (le DC est important.. c'est vrai, on pourrait confondre lol)so beautiful... Et "we went to Annapolis". "Where?". "Annapolis". "???" "Annapolis, where you can find the Naval Academy". "AHHHHHH, Annapolis!". Cette scene, retranscrite ici dans ses moindres details (et qui n'est pas sans rappeler une mythique scene du non moins mythique film La Cite de la Peur... on appelle cela l'effet Serial Killer... a vivre en vrai au moins une fois dans sa vie!) merite une petite explication: en tant que bon francais, Annapolis, ben c'est Annapolis, comme ca se prononce quoi, en rajoutant un peu d'accent pour faire style. Mais non, ici, l'accent tonique porte sur le NA de AnNApolis. Tu peux limite macher le debut et la fin, du moment qu'on entend le NA (et un peu le is de fin quand meme, sinon, on pourrait croire qu'on a visite un ananas, ce qui ajouterait bien evidemment a la confusion d'une situation deja assez embarrassante comme ca), on comprendra ce que tu dis. Essayez et vous verrez. Deuxieme exemple: la fameuse "Bottle of Water". Celle la est un piege permanent que j'avoue n'avoir pas encore reussi a dejouer (papa non plus d'ailleurs... petite binouze au premier qui est successful!). Papa a experimente le premier lors d'un match de base ball. En course pour acheter le hot dog necessaire apres s'etre gonfle pendant 2h devant la puissance de l'equipe de Norfolk, il demande malencontreusement la fameuse bottle of water. Bien mal lui en pris puisqu'il a fallu maintes negociations et designations du doigt du fameux objet pour arriver a obtenir le sesame tant attendu. Puis ce fut mon tour de subir l'humiliation supreme, devant mon maitre de stage ebahi, en pleine queu d'une sandwicherie de Hampton. Apres avoir passe 5 minutes a tenter vainement de comprendre les options possibles pour la salade que j'avais choisie (c'est pire que pour composer son bouquet satellite), je tente vaillamment la commande de ma "bottle of water". Croyez le ou pas, mais apres 10 essais differents sur 10 tons differents, j'ai du mimer l'acte de boire pour qu'on m'indique finalement que c'etait a prendre apres paiement dans le frigo prevu a cet effet... Il m'a fallu un bon debriefing sur la question pour decouvrir que "Bottle of Water" se prononce en fait "BOl of WAl"... Et c'est vrai que dit comme ca, ca semble marcher mieux... Accent tonique, quand tu nous tiens... No comment

   Ce qui m'amene a mon deuxieme point (enfin, j'espere que ca n'amene pas que moi, mais vous aussi chers lecteurs, qui je l'espere, ne vont pas commencer a considere ce blog comme le match de base ball des blogs a savoir un truc long, chiant, pas drole et ou il se passe pas grand chose, et quand il se passe quelque chose, c'est gache parce que le gars devant toi, il se leve pour aller prendre son 4eme burger de la soiree). Aux US, le plus important, c'est les voyelles. Peu importe les consonnes, elles sont secondaires, le rythme d'un mot et d'une phrase est uniquement donne par les voyelles. Et malheureusement pour nous, celles ci se prononce rarerement comme on l'a appris a l'ecole (sur ce sujet, je vous renvoie vers le blog de mon ami Herve qui a mis en lumiere parfaitement les failles de notre systeme d'apprentissage des langues etrangeres qui fait que la premiere fois qu'un gars te parle anglais, en 3eme ou en seconde, tu sais meme pas de quelle langue il s'agit car dans tous tes bouquins pendant les annees precedentes, le seul truc que tu as entendu, c'est "Brian is in the kitchen"...). Exemple : le modal "can" , a prononcer kééééééén (comme le copain de Barbie, sans accentuer ni le c, ni le n). Idem, un jour, un gars s'arrete pour nous demander si on avait vu un "doooooooooooooooooooo". Apres un magnifique echange de "a what", "a doooooooooooooo", on a finalement compris qu'il s'agissait d'un "dog" et que non on l'avait pas vu et que mon Dieu qu'ils prononcent mal ces Americains!

    Dernier point: les accents tout court. La France est un petit pays a l'echelle du monde. Et pourtant, on peut y trouver un paquet d'accent (du Ö chti ou "putaing" de Marseille). Alors imaginez aux US... Mon patron qui vient de Georgie a un accent magnifique, sudiste (Georgie) et donc il delie tous les mots et je comprends tout. Ma vice boss vient de NY, et elle a l'accent de Janice, dans Friends (Oh my God.. veridique, c'est encore plus drole quand on l'a entendu une fois en vrai!), donc c'est plus dur deja. Et certains, c'est meme pas la peine, ils machent tous les mots... Tu te retrouves donc avec une phrase, sorte de macedoine mayonnaise ou tu distingues meme pas un mot clef qui te permettrait de comprendre l'ensemble et de ne pas avoir cet air de celui qui a rien capte qui, en general, met mal a l'aise l'interlocuteur... Mais ce qui est rassurant, c'est que meme entre eux c'est parfois difficile. Un jour, un mili prenant la parole a declare "j'espere que vous me comprendrez tous, car je viens d'un pays ou on me parle pas la meme langue, je suis Texan". J'attends avec impatience le jour ou je croiserai un vrai texan du Texas en chair et en os pour verifier ca de vive voix ;)

    Je concluerai (enfin, putain, il nous en a mis une tartine aujourd'hui!) en disant que le probleme majeur, c'est que beaucoup d'Americains ne se deplacent jamais a l'etranger, ce qui les rend beaucoup moins aptes a comprendre les etrangers qui parlent leur langue... Car si je conviens que mon accent est loin d'etre parfait, apres 3 mois en immersion presque totale (+2mois d'ete), je pense me demerder pas trop mal. Et pourtant, il y en a encore qui ne comprennent absolument rien a ce que je peux dire. Dont acte.

A bientot pour de nouvelles aventures. Et d'ici la : just do it (entrainez vous sur ce genre de petites phrases...)

Castor

par Castor publié dans : Anecdotes sur les US
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Jeudi 8 mars 2007
Bonjour a toutes et tous


    Ces derniers temps, je me suis lance dans une quete qui, je l'esperais, allait me permettre de parfaire mes connaissances et accroitre ma capacite d'analyse et de comprehension du monde qui m'entoure. Cette quete se resume en un mot : debattre. C'est pourquoi j'ai eu l'idee de passer sur des blogs politiques, pour y trouver des interlocuteurs avec qui debattre de sujets  brulants: economie, societe, Defense, diplomatie ou education. Et ma deception fut a la hauteur de mes attentes : immenses.

    Premier probleme majeur : l'ecoute mutuelle. Inutile de dire que ce n'est pas le fort sur ce genre de blog. Chacun ne repond qu'aux bouts de phrase qui l'interesse, tirant parfois les propos de leur contexte ou faisant a tout bout de champ des proces d'intention... Et, bizarrement, ce sont ceux qui pronent le + la tolerance qui s'appliquent le moins les valeurs qu'ils defendent... Pas de liberte pour les ennemis de le liberte, tel est un slogan qui doit leur plaire! Pourtant, la plupart se revendique du groupe des forces de progres (les autres faisant partie d'un magma de forces de regression ou, au mieux, de stagnation)... mais pas de progres dans l'ecoute et le respect apparemment!

   Deuxieme probleme essentiel: bizarrement, tout le monde est devenu expert en tout! Internet est, dans ce cas, un immense outil biaise puisque n'importe qui qui tape 3 mots dans google et sort le premier lien venu qui soutient sa these pense avoir gagne le debat! Quelle tristesse... Plus personne ne verifie ses sources... Et quand bien meme tu apportes un article, pertinent, choisi pour ses qualites objectives et pour la neutralite de son auteur, on te dira que tu es biaise et que c'est faux sans autre forme de proces. Et puis il y a Saint Wikipedia... Si genial... Et si Wiki le dit, c'est que c'est vrai... Ne vous meprenez pas, je ne conteste pas les qualites de Wikipedia, dont je suis un utilisateur recurrent et dont la qualite est indeniable. Mais sur certains themes, qui touchent notamment a la politique et aux secteurs qu'elle concerne, Wikipedia doit etre pris avec des pincettes. Je vous mets des liens sur qq problemes recents : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-859417@51-858924,0.html

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-880852,0.html

   Troisieme probleme: le sens du debat. Pour moi, la richesse d'un debat vient du fait que chacun expose des arguments et que, au vue de ces arguments, tout le monde essaie de progresser ensemble vers une conclusion commune. Cela suppose d'etre capable d'evoluer, d'integrer les arguments des autres, les reconnaitre valides quand c'est le cas et savoir mettre de l'eau dans son vin quand on a visiblement tort. Or, la plupart du temps, c'est une bataille d'ordre rethorique qui se joue, le dogmatisme etant de mise et entrainant les retheurs dans une guerre de tranchees steriles. Il n'y a rien de plus affreux que de voir un argument valide sorti de son contexte par un retheur qui, par quelques artifices de langue, va demonter ton argument sans rien prouver...

    Vous aurez donc percu une certaine colere et frustration derriere mes propos... C'est tout a fait exact... Mais quand on arrive sur un site pour debattre, ouvert et plein de bonnes volontes, et qu'on tombe sur des foyers d'intolerance et de mepris, il y a de quoi etre decu. Personnellement, j'aime assez peu etre insulter pour mes convictions. Surtout que je pense etre assez ouvert aux critiques et pret a changer d'avis si on argumente sur le fond. Pour preuve, rendez vous sur ce site : http://umpsciencespo.hautetfort.com/   Il s'agit du site des jeunes UMP Sc Po ou j'ai qq amis et ou je pensais trouver un espace de debat serein. Vous constaterez par vous meme que les adversaires politiques du candidat UMP font montre d'une honnetete et d'un respect qui n'honnore ni leur mouvement, ni leur personne.

Vive le vrai debat, et vive la tolerance.

Castor enerve

par Castor publié dans : Reflexions personnelles
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Samedi 3 mars 2007
Bonjour a toutes et tous

    Suite a des plaintes repetees du comite americain des manometres, soutenus par l'association nationale de defense du manometre etatsunien, je laisse cette tribune a Mr Tire Load, president du comite precedemment nomme, qui a exige un droit de reponse, qui lui a bien entendu ete accorde en integralite.

"Dear Mr Beaver,

    I must admit that I was upset after reading your article about the pressure of the American tires. After so many years defending the interests of the American industry of the pressure gauges, I can not let you diffame this so innovative field of activity our country is so proud of.

    First of all, the tire gauge is one of the most state-of-the-art sector in the USA. We are proud to to be considered as the country which manufactures the best quality pressure gauges in the world. We are number one in customer satisfaction and USA has been named "tire gauges country of the year" for 10 years! After a difficult 1980 decade, this industry has successfully met the challenge of the innovation race during the last two decades. New technologies are now part of our products which incorporate the most recent electronic components. Even our Japanese friends envy this industry... They even tried to incorporate one of our gauges in the new PS3 from Sony... But after many months of juridical battle, we finally avoided this industrial pillage thanks to our numerous patents... You now understand why the release of the PS3 has been postponed so many times...

    Secondly, your statements are wrong. I can even say libelous. I can't accept you say there are no tire gauges in the US service stations. It is true you can find some stations without the appropriate devices, but you know how this period is difficult for  the poor oil retailers... But in most of the places,  you'll be able to pump up your tires with this type of gauge... Even if it is not the latest release, it works and it is just a question of training to know how to read the number precisely. Generaly, after the second tire explosion, most of the American drivers begin to use it without problems. Are our French friends not able to do the same ?

    I will conclude this letter by this statement: it is unfair to judge a whole industry without knowing it precisely.  We were really disappointed by your behaviour, especially after rading your articles on the blog because we thought you were  americanophile... I hope this small precisions will enable you not to give a biased vision of our fantastic industry to your thousands of readers.

    Best regards
                                                                                                                      
                                                                                                                                                   Tire Load"

    Pour ceux qui auraient des problemes de traduction, contactez Stade 2 et demandez Nelson de la part de Castor, il se fera un plaisir de vous traduire tout ca (meme en espagnol si vous voulez...).
Merci en tout cas Mr Load de ce coup de pression. J'essaierai a l'avenir d'eviter de sous gonfler la realite des choses... Et ce jusqu'a mon dernier souffle. Sur ce, je vais boire une pression.

A bientot tutti
Castor

PS : l'auteur decline toute responsabilite pour les blagues vaseuses que votre esprit mal tourne aurait detectees par ci par la. Et surtout il espere que vous continuerez a venir sur son blog meme apres ca! ;-)
par Castor publié dans : Anecdotes sur les US
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