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Texte Libre

Jeudi 20 décembre 2007
OUH le coquin... Mais quel est donc ce titre que je ne saurais voir... Il a craqué son slip le castor ou quoi??

Eh bien non, ce titre, c'est tout simplement le titre d'un des singles les plus vendus du moment en Allemagne...

Musique un peu house, voix de chanteuse formatée, beat entrainant: a priori tout pour faire un tube éphémère. Mais quand le titre, c'est " Du hast den schönsten Arsch der Welt", là c'est résultat binaire: carton plein ou bide phénoménal... Car oui, pour nos amis non germanophones, imaginez une chanson en France dont le refrain répète plusieurs fois "Tu as le plus beau cul du monde, tu as le plus beau cul du monde... cul du monde... cul du monde... lalala...lalala"....

Eh bien je vous assure, c'est un vrai succès... En plus, le clip et la pochette du single sont explicites, de nature à satisfaire hétéro, homos, gays, trans bi et autres manifs des fiertés...

Perso, j'ai assez HALLUCINE la première fois que j'ai entendu la chanson.. Mais sur Viva, la chaine des djeunes, ca choque personne... Je viellis... comme tout le monde...
par Castor publié dans : Vie en Allemagne
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Jeudi 20 décembre 2007
Bonjour tutti,

Aujourd'hui, je mélange deux idées qui se sont croisées et qui m'ont paru être un bon sujet d'article...
En effet, il me paraissait important de parler de l'écologie, particularité au combien caractéristique de nombreux allemands... Mais aujourd'hui, un article sur les réticences de Mme Merkel à accepter les propositions européennes de "taxe carbone" sur les voitures m'a fait bondir et m'a donné l'idée de cet article.

Il est impératif de commencer par une brève description du comportement assez écolo des allemands. Il est certain qu'ils font particulièrement attention à la protection de l'environnement et on sent dans la société un vrai respect de la nature, un vrai désir de faire attention à son environnement. Le vélo est roi par exemple, et c'est hallucinant de voir, même par ces températures sibériennes (quoi j'exagère!), le nombre de cyclistes sur les trottoirs (qui sont divisés en 2 pour faciliter la cohabitation - même si pour le coup, le petit coup de sonette pour te signifier "bouge tes fesses, feignasse de piéton, y en a qui pédalent" est assez horripilant au bout du 15 ème coup en 5 min de trajet...); même les cadres (et pas que les jeunes et dynamiques) s'y mettent, et pas pour se la péter comme un certain pourcentage (ou un pourcentage certain) de banquiers en Vélib... on en croise même en tenue de pro, avec leur vélo de pro et tous les éléments du pro... en général ceux là sont blonds en plus mais bon, faut pas le répéter... je ne sais pas comment ils font pour caser leur costard dans leur petit sac à dos de blond... ni comment ils font pour pas transpirer surtout quand on voit le (très) bon train qu'ils arrivent à tenir.... De même, les allemands font très attention aux problématiques d'économie d'énergie: lumières allumées les plus rarement possible, chauffage utilisé avec parcimonie... on sent une vraie implication de chacun ce qui est tout à fait louable et honorable! Enfin, dans de nombreuses villes, le tri sélectif est en place mais bien plus poussé qu'en France: à Karlsruhe, les conteneurs à verre ont trois entrées (une pour le verre blanc, une pour le verre vert et une pour le verre noir...ARG) et chaque foyer a une poubelle à composte (le truc dégueu qui pue, c'est ignoble)... Et gare à toi si tes voisins te voient mettre un truc recyclable dans la poubelle pour non recyclable (c'est LE défaut de certains allemands, que j'adore sinon: ils ne peuvent s'empêcher de te dire ce que tu dois ou ne dois pas faire.......)... Si je termine en disant que même les bouteilles en plastique sont consignées (et pas qu'un peu: ca peut atteindre 50 cents la bouteille!!!) pour pas qu'elles soient jetées par la fenêtre d'un connard en voiture, on comprend donc bien qu'en Allemagne, l'écologie, c'est plus que le credo quasi obsessionel compulsif d'un petit parti ersatz d'un PCF moribond (OK pardon, mais ca soulage de le dire)...

Et pourtant... Depuis qq tps, la mère Merkel ne sait plus que faire... Elle qui se présente comme la chancelière de l'écologie (ach, dommage, on a trusté le concept du Grenelle de l'environnement...) n'en garde pourtant pas moins les pieds sur terre et le sens des priorités. En effet, la France d'abord, suivie de l'Europe, se lance dans un concept d'éco pastille pour taxer les voitures les plus polluantes... Problème: les allemands font des belles voitures mais il est évident qu'elles têtent les grosses berlines et autres coupés sport... De plus, si on ajoute qu'avec ces belles voitures , les allemands roulent à 200 km/h ou plus sur leurs autoroutes,  je vous raconte pas la pollution et les émissions de CO2... Mme Merkel s'est donc insurgée contre ces mesures qui pénalisent les constructeurs allemands et ca, c'est pas bien... Et je dois bien dire que cette réaction m'a profondément énervé. Car on peut remarquer que nos partenaires allemands sont souvent en première ligne pour critiquer les francais et leur patriotisme économique (cf Alstom; cf Sanofi)... mais dès qu'ils sont confrontés à un cas semblable, ils ont le même réflexe protectionniste que nous. Et c'est là qu'on réalise que tous les pays, même les plus critiques vis à vis du comportement de ses voisins, ont les mêmes réponses confrontés aux mêmes stimuli: protectionnisme, élan patriotique, critique de la BCE (eh oui, là encore même les allemands s'y sont mis)... On voit donc bien qu'il y a une grande hypocrésie derrière tout ca: nous, francais, passons en Europe pour ceux qui ne voulons pas faire d'efforts en terme de mesures pour l'environnement... mais force est de constater que nous sommes plutôt des bons élèves grâce notamment au nucléaire, alors que les allemands sont sur une pente glissante puisque l'abandon progressif du nucléaire sous l'impulsion des Verts de la coalition Schröder (et sur laquelle Mme Merkel n'a pas le courage de revenir) nécessite la mise en place de centrales thermiques émettrices de CO2... Alors nos voisins ont beau jeu de critiquer notre nucléaire (qui, soit dit en passant, permet de compenser les carences des réseaux voisins) alors qu'il y a qq années encore, ils nous envoyaient leurs déchets à Recycler à la Hague... Mais c'est vrai que s'attaquer au nucléaire français, c'est s'en prendre à EDF, champion européen qui fait peur à tout le monde, y compris... EON, le champion allemand...

On voit donc que si, d'un point de vue collectif, nous, francais, devrions prendre exemple sur l'exemplqrité du comportement allemand, nous n'avons cependant pas à rougir d'un point de vue politique nationale. Car les décisions de Mme Merkel, sous des aspects remplis de bonnes intentions, sous-tendent une véritable Realpolitik pragmatique au service des intérêts allemands (et uniquement d'eux). Ne cédons donc pas aux sirènes qui nous présentent l'herbe d'ailleurs comme toujours plus verte que chez nous (je pense notamment à nos amis socialistes francais, capables d'encenser Mme Merkel quand ca les arrange mais sans parler de sa position sur le patriotisme économique allemand... ou de mettre en avant leur collègues de gauche Zapatero et Prodi, sans nous dire que le premier à accueilli aussi Khadafi comme un grand chef d'état et que le second a présenté avec son gouvernement une loi pour expulser tous les roms du pays...).... La France doit faire des efforts.. mais elle n'est pas le vilain petit canard du monde et de l'Europe...

A bientot pour de nouvelles aventures

Nono
par Castor publié dans : Analyses sur l'Allemagne
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Mardi 27 novembre 2007

Parlons un peu de ma vie. Au fond, je sais que c'est tout ce qui vous intéresse... Sinon vous ne seriez pqs là, à dévorer assidument toutes mes chroniques colorées parfaitement egocentrées...Oui, public, je t'aime et te remercie. Sans toi ce blog n'existerait pas...

Passé cet instant émotion digne des meilleurs épisodes de "´Joséphine Ange Gardien", j'en reviens à nos moutons. Enfin plutot à nos facteurs. Ou plutot à mon facteur (ne sacrifions la précision à l'émotion...) Tous les jours, quand je rentre du boulot vers 17h30 (oui, c'est génial de pouvoir dire ca!), j'ai mon petit rituel, immuable, que je ne changerais pour rien au monde: lecture en marchant, franchissement au pas de course du "carrefour où il n'y a jamais le bonhomme vert", sortie de la clef de l'appart à 50 mètres du but pour ne pas passer une seconde de plus dans ce froid sibérien (bon, oui, j'exagère, mais c'est pour accentuer la tension dramatique...), ouverture de la porte d'entrée de l'immeuble... et, avant d'entamer la tentative quotidienne de record du monde des 3 étages du batiment, vérification du courrier... Un vrai réflexe... Car pour le courrier que je recois, je pourrais largement le consulter une fois par semaine (message subliminal...) mais bon, c'est toujours sympa de remonter 3 tonnes de pub pour des pizza à domicile ou du PQ Aldi... Ca donne une consistance et surtout, ca donne l'impression qu'on n'a pas été oublié par le facteur, maillon essentiel de notre affiliation sociale en milieu hostile (ou indigène, choisissez en fonction de votre humeur du jour). Néanmoins, mon facteur a un problème... J'hésite entre l'analphabétisme, la dyslexie, la crise d'étourderie chronique aigue ou le jemenfoutisme congénital... Mais il lui arrive de mettre le peu de courrier que je recois dans la boite de mes voisins et vice versa... Parce que mes voisins ont comme nom de famille Arnold et que moi, c'est Arnaud... Je vous l'accorde, à sa décharge, c'est particulièrement difficile de faire la différence... Mais bon, quand je trouve dans ma boite une super carte postale et que je me dis "chouette, j'ai un pote en vacances qui a pensé à moi", imaginez ma frustration quand je me rends compte que c'est pour mes voisins (Liebe Petra... 2 mots qui m'ont permis de comprendre immédiatement que la carte n'était pas pour moi, ou alors une bonne blague de Chomissaire ou Pierre Lucotte mais c'était écrit en trop bon allemand pour être une de leurs blagues...).. En +, double peine: je dois 1) faire le boulot du facteur à sa place et 2) subir le contrecoup de l'immense déception qui m'assaille alors.... Mais c'est encore plus énervant quand vous vous rendez compte que ce *** de facteur a foutu votre lettre de relevé de compte avec tous les détails sur votre contrat, votre solde etc... dans la boite de votre voisin... J'avoue que c'est pas pour les 360 euros qui sont versés sur ce compte que ca me fait chier... Mais bon,  par principe, c'est rageant car ca aurait pu etre un document plus important (genre des documents des services de l'administration fiscale ou de l'immigration...). Heureusement que je suis en bon terme avec ces voisins, sinon j'aurais du appeler Bataille et  Fontaine pour tenter de récupérer l'enveloppe et son contenu!

Néanmoins, tout inculpé ayant droit à une défense équitable, je concluerai ce petit billet par les points positifs de l'affaire. J'en ai trouvé 2, mais je compte sur vos cerveaux féconds pour en trouver d'autres (le gagnant, désigné par votre serviteur, gagnera le droit de me défier à la boxe Wii Sport...). Premier point positif: ca me permet d'avoir des contacts avec mes voisins... Car sinon, il faut avouer que les relations au sein de l'immeuble sont plutot....inexistantes... Je me suis même pris un vent MONSTRUEUX par certains voisins lorsque j'ai voulu me présenter à eux la semaine de mon arrivée (tu sonnes, tu entends du bruit dans l'appart mais personne ne vient t'ouvrir... sympa...)... Donc bon, peut être que le facteur s'est donné une mission de socialisateur (ouh, il est pas beau ce mot) et travaille à faire de nos immeubles un vrai lieu de partage... Deuxième point positif: avec des facteurs aussi tebê, on évite à coup sur de tomber sur un postier Bac+3 pour alimenter le chaos social...

A bientot pour de nouvelles aventures trépidantes

Castor

par Castor publié dans : Vie en Allemagne
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Samedi 24 novembre 2007

Bonjour à toutes et tous !

Avant tout, toutes mes excuses aux lecteurs fidèles que vous êtes. Vous avez pu remarquer que mes articles étaient un tout petit peu rare... Veuillez m'excuser... Mais je suis en pleine phase de Dragon Ball Z, et vous comprendrez que pour regarder les 291 épisodes, c'est pas facile pour tout faire :)

Comme je l'avais fait pour les US, je vais essayer de m'atteler à décrire ce qui, à mes yeux, constitue un vieux stéréotype erroné sur nos voisins d'outre Rhin ou, au contraire, une idée tout à fait fondée. Mais avant tout, je précise encore une fois que mon intention n'est pas de blesser les lecteurs allemands de ce blog. Ceux qui me connaissent savent que l'Allemagne est un pays que j'apprécie beaucoup, mais aussi que je sais porter un regard particulièrement critique sur mon propre pays (je pense d'ailleurs écrire un jour un "idéées vraies, idéées fausses sur la France du point de vue d'un expat" qui serait certainement assez cinglant.... Donc l'objectif est simplement pour moi de décrire avec humour et un brin de cynisme second degrè les petites manies et les modes de vie de nos cousins Germains...

Commençons par les idées fausses:

- La nourriture allemande: elle est loin d'être aussi "lourde" qu'on peut le penser. Alors oui, on ne peut nier que la Kartoffeln et autres Wurst sont à la base de pas mal de plats qui ne peuvent être qualifiés de particulièrement fins... Pensez aux Knödels, ces petites boules aux pommes de terre et au pain qui vous tiennent à l'estomac pendant 15 heures de suite sans que vous ayez la moindre petite fringale (on peut une nouvelle fois saluer le génie de la science allemande qui a trouvé le remède à la fin dans le monde...). Mais cela est loin de constituer la base de l'allimentation quotidienne des Allemands qui sont nombreux à faire attention à ce qu'ils mangent: tous mes collègues allemands, sans exceptions, prévoient chaque jours quelques fruits pour passer leurs petites faims... Malheureusement, la société allemande dans sa totalité est loin de partager ces saines habitudes alimentaires et la nouvelle génération est confrontée à un vrai problème de surpoids et d'obésité. Il est vrai que les allemands sacralisent beaucoup moins le temps du repas que nous.. Ainsi, à midi, on peut manger en 15 minutes chrono sur le pouce... On a donc faim très vite et il n'est donc pas rare de croiser en ville des allemands mangeant un hamburger à 16h et une bonne grosse glace à 22h... De ce point de vue, l'influence américaine et particulièrement forte...

- Les allemands et la route... Alors là, c'est le plus gros mensonge de l'histoire de nos deux pays... On m'avait toujours dit que les Allemands étaient des chauffeurs respectueux des règles sur la route, toujours à être en conformité avec les panneuax de signalisation... Quelle déception! Finalement, les français ne sont pas les seuls à être imbuvables au volant... Prenons l'exemple de la vitesse: les conducteurs qui respectent les limitations se comptent sur les doigts de la main... et ceux qui roulent vite sur les pattes d'un mille-pattes! Sans déconner, je sais pas s'ils prennent les mauvaises habitudes sur leurs autoroutes no-limits de vitesse mais sur les routes limitées à 70, j'étais à 80 (il n'y avait qu'une voie de dispo pour cause de travaux) et j'avais à chaque foie un connard en Mercedes ou en BMW l'air excédé qui était pas content... Fort pénible quand ca dure 100 km... En ville, pareil... Hormis le fait que oui, les allemands s'arrêtent aux passages cloutés, ca roule vite et assez perso...

- Ca m'amène à mon 3ème point: personnellement, je pensais que la société allemande était + solidaire, moins individualiste que la notre... Je pensais que le coté assez respectueux des règles des Allemands pouvaient laisser envisager une société plus "tolérante" que la notre... J'avoue que pour le coup, on ne pas vraiment parler d'idée fausse en général dans ce cas précis pusique c'est dans mon imaginaire personnel et non dans l'imaginaire collectif qu'une telle légende était ancrée... Mais j'ai été particulièrement surpris de voir que nos sociétés étaient au fond assez similaire... Dans les transports en commun par exemple: si les rames sont plus propres que chez nous, indéniablement, tu peux te brosser pour que qn enleve de lui même son sac de la derniere place assise disponible, ou que quelqu'un t'aide à porter ta valise qui est super lourde, ou que le djeune qui écoute son hip hop à 2 francs volume maximum sur son IPod baisse un peu le son pour nous éviter de profiter de sa bouse à notre corps défendant... Bref, pas trop de dépaysement de ce point de vue...

- Il n'y a rien à voir en Allemagne: LA stupidité qui m'énerve. Franchement, on n'y pense que rarement mais l'Allemagne pour le tourisme c'est le top: des villes superbes, des paysages magnifiques, pleins d'endroits typiques et des prix abordables... Je pense sérieusement y retourner régulièrement pour visiter car il y a tant de richesses à voir et si peu de gens pour les apprécier... Notamment les bonnes glaces à 1 euro qui n'ont rien à envierà Bertillon mais où cette fois on n'a pas l'impression d'etre tombé sur un vendeur pingre...

- Les allemands n'ont pas d'humour et sont super stricts: encore un idée qui a du plomb dans l'aile. Les Allemands ont souvent beaucoup d'humour. Je suis dans un bureau avec 2 collègues 100% allemands et je peux dire que je me suis rarement autant marré au boulot!

Venons en maintenant aux idées vraies:

- Oui, les allemands sont les rois du pain... Désolé de donner un coup de pied à cette source de fierté bien française... Mais exceptée la baguette qui reste l'apanage de notre beau pays, on trouve de tous les pains en Allemagne: blancs, noirs, gris, verts, fluos... petits, moyens, grands... avec céréales, sans céréales... salés, sucrés... avec trous, sans trous... Bref, une boulangerie est souvent un hypermarché du bon pain où il est parfois difficile de se décider pour le non initié (en fait, surtout pour celui qui ne connait pas le champ lexical du pain et de ses ingrédients... lol)... Et je ne peux aborder le sujet du pain sans parler du fameux Bretzel... L'Allemagne est, de loin, le pays champion du monde du Bretzel toutes catégorie... A environ 60 cents le Bretzel(1 ? les 2!!!), vous profitez d'une offre somptueuse, surtout quand vous avez la chance d'arriver à la boutique juste au moment où la nouvelle fournée arrive sur l'étal du boulanger... Grand moment de bonheur (et c'est du vécu...)

- Même si la règle souffre quelques exceptions notables, les Allemands sont assez tigides sur certains points: traverser lorsque le bonhomme est encore rouge est assez mal vu... Et je dois dire que quand je le fais, primo je suis le seul (ou presque) et deuxio je suis regardé d'un oeil mauvais... Il faut dire je donne un mauvais exemple aux enfants (lol). Mais bon, quand tu vois ton tram arriver et qu'au carrefour, tous les bonhommes sont rouges mais aucune voiture n'avance, tu fonces dans le tas (surtout qu'il y a ici quelques carrefour assez rigolos où les moments de stand by sont longs et où piétons, tram et voitures ne bougent pas et attendent que les feux daignent continuer leur interminable chorégraphie... bref, en étant moins poétique, la DDE allemande est parfois assez marrante et fait des carrefours où tout le monde attend!)... En tout cas, c'est super rigolo de voir les gens attendre que le bonhomme passe vert alors que'il n'ya aucune voiture à 2km à la ronde lol

- On croise vraiment tous les types de personnes dans les rues et les transports. De ce point de vue, la société allemande ressemble plus à la société américaine que française. Point de jugement d'autrui, chacun s'habille comme il veut et peut etre certain de ne pas être jugé, ou, du moins, de ne pas sentir une pression colective qui lui dit "oula, t'es bizarre toi". Punks, garçons et filles gothiques, cinquantenaires bloqués aux années 80s habillées comme les figurants de Derrick, papys en habits traditionnels... Personne n'est choqué ni surpris. Il flotte comme un vent de tolérance particulièrement rafraichissant!

 

C'est tout ce qui me vient comme ça, aujourd'hui. Je rajouterai des idées si j'en ai d'ici peu. N'héitez pas, amis germanophone, à partager vos commentaires et vos expériences.

Bis dann

Castor

par Castor publié dans : Analyses sur l'Allemagne
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Vendredi 26 octobre 2007

Ces temps ci, il est facile d’accumuler les griefs contre la SNCF ou sa petite soeur la RATP. C’est en tout cas ce qui arrive à votre serviteur qui, après pèle mele les fournisseurs d’accès à Internet, la LMDE, l’administration fiscale ou Orange, a trouvé un nouvel adversaire avec qui entamé une lutte acharnée… En ces périodes de Grenelle de l’environnement où le rail est porté aux nues, je dois bien reconnaître que si je partage les constats, je suis loin de partager l’enthousiasme au vue des difficultés accumulées depuis mon départ en Allemagne…

 

Une petit résumé s’impose : mon choix de Karlsruhe avait été, entre autres, dicté par la mise en service du TGV Est, nouveau fleuron de notre belle compagnie des trains. Il faut dire : 3h pour un Paris Karlsruhe, à 29 euros en tarif prem’s, ca a de quoi attirer le chaland et appater l’étudiant. Mais première douche froide : attraper un billet prem’s, c’est comme réussir à obtenir un billet pour l’unique concert de Mc Cartney à l’Olympia : il faut se lever tot… ou avoir une vision très long terme de son emploi du temps. Car à l’heure où notre chère SNCF se veut la garante du service public à la francaise, ca ne l’empeche pas d’adopter les « best practice » du privé au sein de sa stratégie de pricing... Le yield management fait donc son apparition dès octobre à la SNCF ce qui, contrairement à ce que nous disent les managers souriants de notre chère compagnie des trains, est loin de n’avoir que des avantages pour les clients (euh, pardon, usagers, on dit usagers) que nous sommes. Car, en gros, son but est d’augmenter le taux de remplissage des trains en adoptant une politique plus complexe et plus « restrictive » de prix… d’où, en conclusion, un prix bien plus élevé pour le consommateur s’il réserve plus tard et/ou s’il n’a pas de carte de fidélité et/ou s’il voyage à des périodes pleines… Tout ca pour dire que les bons usagers que nous sommes payons aujourd’hui plus cher pour prendre le TGV… Soit, pourquoi pas si la prestation de service s’améliore… Las… Que n’ai-je pensé là : sur la petite dizaine de voyage que j’ai pour l’instant réalisée sur la ligne Est, 4 n’ont eu aucun retard, 2 un retard minime (5 minutes), 2 un retard conséquent (15-20 minutes) et 2 importants (30 minutes)… Vous me direz qu’on n’est pas à 30 minutes près, ce à quoi je réponds : certes, mais quand tu payes toujours plus cher, tu es globalement en droit d’exiger un respect de la prestation à laquelle tu as souscrit. Quand, par ailleurs, on vient te dire que tout remboursement est impossible car le train avait 28 minutes de retard et non 30, et que si t’es pas content c’est pareil, ca a de quoi énerver, surtout quand il est 23h et qu’on a loupé son RER de 10 minutes et que le suivant arrive dans 15 minutes (oui, c’est du vécu). Ajoutons à cela des pratiques commerciales scandaleuses (si tu ne recois pas ton billet de train commandé sur le net chez toi pour une raison X ou Y, tu dois repayer le billet une deuxième fois et attendre le remboursement de ce 2ème billet sous 45 jours !!! Si, c’est véridique, j’en ai fait l’amère expérience, avec en + la petite pointe de suspicion non dissimulée et très énervante du guichetier quand tu lui dit que tu n’as pas recu le billet chez toi…) et alors là, on craque et on se dit que c’est grace à des entreprises comme celle la que le plus communistes des usagers peut devenir le plus libéral des clients, à prier pour une ouverture à la concurrence pour en finir avec cette situation ubuesque… Alors quand à ces contrariétés sommes toutes mineures, entendons nous bien (je ne décris pas ma vie comme un enfer juste pour 30 minutes de perdues au milieu d’une voie ferrée de la Champagne chevelue….) s’ajoute la grève du 18 octobre, c’est le pompon qui fait déborder la goutte qui roule dans le vase et n’amasse pas mousse… Imaginez la scène : Bourg la Reine, 20h, gare RER fermée, bus ne circulant plus et taxis pris d’assaut donc indisponibles jusqu’à une heure indéterminée… Eh bien c’est un grand moment de solitude, et l’on se trouve aussitôt en proie à une poussée non controlée de pulsions enragées envers toute forme de fonctionnaires, agents de conduite ou syndicaliste !

 

Bref, pourquoi cette litanie qui commence un peu à nous casser les roupettes, car bon, on n’a pas 2 heures à passer sur ton blog, putain, viens en à la conclusion…

 

Ma conclusion, c’est que je suis de plus en plus pessimiste sur la possibilité de redonner à la France un élan, une envie…L’exemple de la SNCF est symptomatique de cette crainte : loin de nous faire préférer le train, elle cristallise les tensions entre groupes sociaux et symbolise la pesanteur de l’Etat qui peine à transformer la boite en une entreprise aux performances conformes aux attentes de ses clients…. Et je crains que ce gouvernement soit incapable d’insuffler une tendance de fond dans notre pays : si les réformes existent, elles ne sont pas à la hauteur, pour l’instant, des défis auxquels nous sommes confrontés (cf. réformette de l’université, cf. la tempete dans un verre d’eau sur les tests ADN, cf. le paquet fiscal à l’efficacité plus que douteuse etc.). Il faudrait un jour un homme politique capable de nous mettre, nous, citoyens, face à nos responsabilités, de nous inciter à réaliser notre autocritique… Le raleur invétéré que je suis gagnerait à voir quel est son apport envers la société, les autres, la communauté, la nation, quels sont ses manques, quels sont ses faiblesses et ses points d’amélioration possibles… Bref, j’attends un politicien qui soit prêt à nous faire sortir la poutre de notre œil pour nous permettre d’arriver à une société stable, pérenne et confiante. Cela suppose surtout et avant tout des efforts voire des sacrifices, individuels et collectifs. Or, qui peut affirmer que nous sommes aujourd’hui prets à les faire ?

 

 

PS : désolé du cote pele mele de l’article mais c’est une réflexion que je suis encore en train de mener… et qui est prete à accueillir toutes vos suggestions !

 

 

par Castor publié dans : Reflexions personnelles
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Mercredi 24 octobre 2007

Bonjour à toutes et tous,

Après un long silence, je vais tenter de redonner à ce blog un rythme plus conforme à ce que les lecteurs avides, attentifs et nombreux que vous êtes réclamez à corps et à cris (lol).

Premier article: un petit résumé de ma visite de l'usine Michelin à Karlsruhe. Un grand moment car il est particulièrement rare, en fin de compte, de pouvoir pénétrer au coeur de la vie du monde ouvrier... Pensez y et voyez: peut être avez vous visité une ancienne usine de textile; au collège ou au lycée... Peut être avez vous un documentaire, ou un reportage télé parlant évoquant une délocalisation... Ou peut être avez construit; avec vos lectures, dans votre imaginaire, votre propre vision de l'usine des années 2000... Alors avec mes yeux de profane, je vais tenter de vous décrire ma vision de l'usine...

Première impression quand je suis entré: le bruit. Impossible d'entendre correctement les explications de notre guide si on ne nous avait pas donné des écouteurs pour mieux l'écouter parler dans son micro. Pas un bruit assourdissant, fort ou extrêmement désagréable... mais un bruit persistant, qui fqit rapidement mal a la tête et qui enfonce nos oreilles dans un bain de coton quand on entre dans un lieu plus calme... D'où bouchons d'oreilles obligatoires pour tous les ouvriers ou, du moins, pour tous ceux travaillant dans les zones les plus bruyantes...

Car, deuxième impression: une usine comme celle de Michelin, c'est IMMENSE! Il faut dire qu'à Karlsruhe, on ne fabrique pas que des pneus, on produit aussi des matériaux constituant des pneus... C'est autant d'espace supplémentaire... Mais quand même: aller d'un bout à l'autre de l'usine prend du temps, une bonne dizaine de minutes je dirais... d'autant plus qu'il y a un code de la route à respecter...

C'est l'objet de ma troisième remarque: la sécurité est au coeur de l'usine Michelin. Et de toutes les usines du groupe d'ailleurs: zones de passage délimitées, signalisation de toute activité "anormale " (réparation etc.), dispositifs d'extinctions automatiques des machines, processus "humains" de réactions aux problèmes etc. : rien n'est laissé au hasard! Et c'est tant mieux car un accident est vite arrivé et, il y a peu, un ouvrier est décédé en Indonésie dans une usine suite à une succession de manquements anodins qui ont conduit à la catastrophe...

Quatrième impression: la propreté de l'usine. On est loin de Germinal ou des ouvriers recouverts de suie, de graisse ou de poussière. Pourtant, dans la partie de l'usine qui fabrique les composants des pneus, il faut admettre que sont manipulées des substances particulièrement salissantes (des poussières dérivées de carbone par exemple). Et pourtant, sans être le paradis Mr Propre (faut pas déconner quand même, c'est une usine, pas une cuisine), l'aspect général est clean... et les procédures de nettoyage sont particulièrement mises en avant.

Cinquième impression: le rôle de l'activité manuelle. Toutes les machines utilisées dans l'usine ont été réalisées et conçues par Michelin pour Michelin. Et beaucoup nécessitent l'apport de la technique de l'ouvrier. On est loinde la grande série entièrement robotisée. Ici, certains pneus de petite série sont encore faits "à la main". Il est sensationnel d'admirer le tournemain des ouvriers, la précision de leurs gestes pour faire toujours "vite et bien". Et en même temps, on ne peut s'empêcher de penser à Charlot dans les Temps Modernes, au taylorisme et au travail à la chaine. Certes, on en est loin mais il y a un côté "mécanique" dans les tâches qui ne laisse pas indifférent. Un exemple: le contrôle qualité. Tous les pneus, et je dis bien TOUS les pneus sortant de l'usine de Karlsruhe sont contrôlés à l'oeil nu par un ouvrier (entre autres contrôle, bien entendus). C'est là le gage de la qualité premium des pneus Michelin mais cela pose la question de la condition ouvrière dans nos sociétés actuelles.

Tel sera le point que je veux évoquer en guise de conclusion: si les temps ont bien changé, et que le métier d'ouvrier n'est plus aussi pénible qu'il y a quelques dizaines d'années, il n'en reste pas moins vrai que leur ouvrage est pénible, fatigant, usant. A l'heure où les grèves de la fonction publiques prennent en otage la République, il est important de rappeler quels sont les métiers VRAIMENT pénibles et qui devraient avoir le droit à certains avantages...

A bientot pour de nouvelles aventures allemandes

Castor

par Castor publié dans : Vie en Allemagne
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Dimanche 16 septembre 2007

Salut tout le monde,

Vous avez pu remarquer l'activite plutot reduite de ce blog depuis qq mois...Apresmon retour des US en avril, j'ai fini les cours a l'ESSEC avant de bosser un peu sur le salon du Bourget (International Consultant... la classe lol) puis a l'ESSEC (International Surveillant... la classe LOL). Puis demenagement, vacances et arrivee a Karlsruhe chez Michelin le 3 septembre pour un projet eCommerce.

Je vous promets que l'activite du blog va reprendre de plus belle, avec peut etre plus de polemiques, d'analyses subjectives etc... Mais pour cela, il me faut Internet a l'appart, ce qui arrivera normalement sous peu...

D'ici la portez vous bien et je vous dis a tous: BIS SPÄTER

Castor

PS : Thomas, des que possible, je t'appelle pour qu'on se voit soit a Münich, soit a Karlsruhe

par Castor publié dans : Generalites
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Vendredi 22 juin 2007

Bonjour à toutes et tous,

Malgré ma longue absence et mon long silence, ne croyez pas que ce blog est mort. Bien au contraire. après un trimestre chargé à l'ESSEC, je me suis consacré à la recherche active d'un stage. Et me voila prêt à vous annoncer la nouvelle: je pars en septembre pour de nouvelles aventures en Allemagne. Voilà donc un deuxième rêve que j'accomplis: après le pays de l'Oncle Sam, je vais découvrir le pays de Goethe et Schiller à Karlsruhe, chez... Michelin Allemagne!

Vous aurez donc cette fois les avnetures de Castor chez nos cousins germains :-)

 

A bientôt

Castor

par Castor publié dans : Generalites
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Samedi 14 avril 2007

Bonjour à toutes et tous,

Un petit message pour signaler que je suis de retour en France depuis fin mars. Mais est-ce pour autant la fin des histoires américaines: j'en doute fort puisqu'il me reste quelques thèmes sympa à aborder! Je vais donc m'atteler à continuer à publier sur ce blog, jusqu'à mon départ en Allemagne prévu pour dans quelques mois.

J'espère que vous resterez fidèles au blog du castor.

A très bientot

Castor

par Castor publié dans : Generalites
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Samedi 17 mars 2007
Bonjour a toutes et tous,

   Il y a maintenant quelques temps, Herve avait poste en commentaire une remarque tres juste sur le probleme pose en France de la distinction grande ecole/universite et sur le manque cruel de formation continue dans les entreprises francaises. Apres discussion avec quelques amis du boulot et observation du systeme americain, voila mes conclusions a ce sujet...

  Je vais commencer par le systeme educatif. Il est, c'est le moins qu'on puisse dire, assez different du notre. Concernant l'enseignement primaire et secondaire, les parents ont le choix de placer leurs enfants dans le public ou le prive et meme de choisir le type de methode d'eduction pour leurs enfants (choix de l'ecole privee totalement libre... si on a les moyens!). Dans le superieur, pas de distinction grande ecole/universite: c'es le "college" qui est la norme et regroupe toutes les specialites couvertes par notre systeme dual.Ce qui permet de creer des poles universitaires de tres grande taille, avec des moyens et une influence considerables. Un exemple: a Norfolk, on trouve l'universite d'ODU avec+ de 20,000 etudiants, ainsi que le Tidewater college qui en a pres de 25,000... A ODU par exemple, se cotoient des etudiants "en ecole de commerce" et "en ecole d'ingenieur" si on veut comparer avec le systeme francais. Les seules specialisations non couvertes par ODU sont les specialisations medicales. Quel credit accorde a ce systeme? On voit vite les atouts qu'il permet: primo, la concentration des moyens. Avec autant d'etudiants, les moyens des universites sont considerables et leur permet de realiser de vrais investissements pour continuer a accroitre la qualite des cours et des batiments/installations. Un exemple: les salles de sport a ODU sont magnifiques! S'y deroulent des matchs de basket de CAA (championnat de basket universitaire) dans un cadre genial (salle de + de 1000 personnes, 4 grands ecrans en hauteur pour les ralentis etc.). Deuxiemement, toutes les universites americaines peuvent jouer un role important dans le contexte "concurrentiel" des universites mondiales: comment nos universites et meme nos grandes ecoles peuvent elles lutter quand elles ont face a elles des groupes de dizaines de milliers de personnes? Il y a ,  a ODU, presque autant d'etudiants que dans toutes les universites et grandes ecoles de Cergy! Donc imaginez quand on evoques les grands universites americaines... Enfin, cette "taille critique" permet de peser dans la vie economique de la region: travaillant actuellement dans le developpement economique, je vois tres bien que les rapports avec ODU sont frequents car c'est un atout reel pour la region qui permet d'attirer les investisseurs. On est ainsi dans un systeme "gagnant-gagnant" comme l'aime une de nos cheres candidates a la presidence de la republique: la region gagne a aider ODU, a la valoriser et a utiliser ses competences (cf. centre de recherhce international cree en cooperation avec investisseurs prives et militaires), tandis que ODU voit son interet a cooperer avec les entreprises et les investisseurs, ou les agences de developpement econmique regional pour accroitre sa notoriete et son pouvoir d'attraction.
   Le biais majeur de ce systeme, c'est l'argent. Car si le systeme francais, a la rigidite digne des plus beaux gosplans de Staline, refuse par ideologie a selectionner les etudiants, a faire payer + cher des droits d'inscription et a faire entrer le monde de l'entreprise en son sein pour aboutir a une meilleure coordination monde educatif et economique, il n'en reste pas moins egalitaire et accessible a tous. Ici, c'est l'argent qui determine bcp de choses, notamment le choix de l'universite a laquelle on peut pretendre. Mais il existe des bourses bien + importantes que dans notre pays (cf. pour les sportifs de bn niveau car le sport es au coeur des universites americaines). Et on ne peut tolerer aussi que le systeme des universites deviennent un environnement concurrentiel comme les autres: c'est un lieu de formation, non de competition normalement. Cependant, le systeme francais gagnerait certainement a piocher des idees du systeme americain: cela passe pour moi par une augmentation des frais de scolarite dans une mesure raisonnable, un accroissement des liens ave le monde de l'entreprise et la concentration des universites en de vrais "poles de connaissance". Concernant les grandes ecoles, je vais certainement accuser de precher pour ma paroisse, mais je pense que c'est un systeme a conserver car constitutif de l'originalite du systeme francais. En soit, les grandes ecoles ne sont pas un mal: ce qui est problematique, c'est quand les diplomes de grandes ecoles accaparent les meilleurs  emplois et que leur acces soit difficiles pour ceux qui n'ont pas la culture, le bagage necessaire au lycee pour etre oriente vers ce filieres. Pour resoudre le premier probleme, la reforme doit, je pense, venir de la fac qui doit a tout prix tisser des liens avec les entreprises, accroitre ses formtions professionalisantes pour rassurer le monde economiques sur les capacites operationnelles des diplomes de la fac. Pour resoudre le second probleme, l'Etat doit mieux former les profs en terme de connaissance des filieres d'orientation et de detection des etudiants a profil grande ecole. Une initiative comme "Une grande ecole pourquoi pas moi" lancee par l'ESSEC et reprise peu a peu par d'autres grandes ecoles est tout a fait louable... mais ne devrait normalement pas se substituer a l'Ecole republicaine qui devrait fournir a TOUS les eleves, ZEP ou grands lycees, les memes conditions d'acces a l'enseignement superieur. Enfin, il est IMPERATIF de developper les liens fac/grandes ecoles, avec des cours partages , en commun et ds echanges d'etudiants. Tout le monde serait gagnant car on accroitrait l'homogeneite d'un systeme educatif aujourd'hui tres tendu et aux dysfonctionnements majeurs.

 Sur la formation continue aux US, c'est un sujet difficile car les collegues avec qui j'en ai parle n'avaient pas forcement une connaissance pointue du systeme dans toutes les branches economiques. Mais ce que j'en ai conclu, c'est que il y a un vrai effort mis sur la formation continue des salaries, mais essentiellement des salaries cadres. Ainsi, a l'Alliance, celle ci paye a tous ses managers une formation continue pour obtenir un diplome reconnu de cadres du developpement economique. Mais toutes les agences ne sont pas aussi genereuses: les agences locales incitent fortement ses salaries a le passer sans payer le moindre centime.... Ce qui est certain en tout cas, c'est que c'est tres valorise par les entreprises americaines et pas vu comme un obstacle a la progression du salarie dans la boite, bien au contraire!

A bientot pour de nouvelles aventures!
Castor
par Castor publié dans : Analyses sur les US
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